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    Bénin/Politique: Sur Binews: Robert Gbian passe au peigne fin l’actualité socio-politique - Les Pharaons

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    Sur Binews: Robert Gbian passe au peigne fin l’actualité socio-politique

    Dios CHACHA

    Le vice-président de l’Assemblée Nationale était l’invité de l’émission diagonale diffusée sur la web Tv Binews. Ce dimanche 5 janvier 2020, Robert Gbian s’est prononcé sur plusieurs sujets notamment la révision de la constitution, la huitième législature, la fermeture des frontières nigérianes et la vie au sein du Bloc Républicain.

    Opinant sur le fonctionnement de la 8è législature, Robert Gbian a laissé entendre qu’il a fallu que les députés nouvellement installés prennent leur marque. « Après ça, il y a eu la session budgétaire. En huit mois, nous avons voté cinq lois et révisé la constitution. Ce n’est pas chose facile. Nous travaillons d’arrache-pied pour satisfaire les attentes des populations », va déclarer le vice-président. Dans la pratique parlementaire, il a fait savoir que ce qui a changé est notamment la ponctualité des députés. « Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou veille à la ponctualité des députés et à leur présence. La 7è législature avait fait ce qu’elle peut dans ce sens. Mais la huitième fait encore mieux. Lorsqu’il y a plénière, l’assemblée est remplie au moins au 2/3. Par le passé, généralement, c’est le tiers ou la moitié », indique le parlementaire. Aussi, il a souligné au cours de ce grand oral qu’à l’Assemblée Nationale, on ne s’ennuie pas contrairement à ce que les gens pensent. « Les débats même en commission sont houleux. On a même l’impression que c’est plus houleux qu’à la 7è législature », ajoute Robert Gbian.

    Plus important, il a fait savoir que les débats relatifs à la révision de la constitution ont été très intéressants. A l’en croire, 83 députés qui sont de surcroit des responsables ne vont se mettre à voter les lois sans les étudier. « La révision de la constitution a été très houleux comme débat. On a passé des nuits en commission pour échanger. Le tiers du projet de loi apporté en commission par le député Augustin Ahouanvoébla a été balayé. Ne croyez pas que quand les lois arrivent à l’Assemblée Nationale, on les vote les yeux fermés », va marteler l’invité du jour avant d’insister sur le fait que cette révision n’a pas été faite dans la précipitation. « La CEDEAO nous impose que six mois avant les élections de ne plus toucher aux lois électorales. Donc, nous avons cette obligation et il ne fallait pas enfreindre à cette disposition de la CEDEAO. Elle n’a pas été faite en catimini », explique l’élu de la 8è législature.  « On a touché fondamentalement à cinq articles qui ont des répercussions sur la population. Si on devait faire un travail de fond, on sera au-delà de cela. Mais les gens vont dire que nous avons charcuté la constitution. C’est pour cela que nous avons touché les points essentiels. Personne ne dit ce qui ne va pas dans la révision. Quand vous analysez les points qui ont été révisés, personne ne dit que c’est mauvais. Cette révision n’a pas été faite dans la précipitation », assure-t-il.

    Quant à la fermeture des frontières nigérianes, l’invité de Jean-Eudes Mitokpè a laissé entendre que les députés n’ont pas eu besoin d’interpeller le Gouvernement. Car, dit-t-il, « on a eu des rencontres avec le Chef de l’Etat qui nous a expliqué les démarches menées par son gouvernement. Donc, on a compris qu’on n’avait pas besoin de venir faire du folklore à l’assemblée nationale. On a rencontré le chef de l’État, on a posé nos questions et il nous a expliqué ». Sur ce, il a rassuré de ce que le chef de l’Etat n’a pas croisé les doigts. « Le chef de l’Etat s’attèle tous les jours pour une réouverture des frontières», insiste-t-il.

    Mettant à profit cette tribune, il s’est prononcé sur l’absence jusque-là des questions écrites au gouvernement. « On a commencé et le gouvernement va le ressentir très bientôt », fait savoir le vice-président.

    En ce qui concerne la vie au sein du Bloc Républicain, il a laissé entendre que le parti se porte très bien et est prêt à affronter les joutes électorales à venir « Les intoxications ne finiront jamais dans ce pays », déclare Robert Gbian en guise de conclusion.


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