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    Bénin/Suppression des barrières de police : « Les stratèges de la police n’étaient pas d’accord », révèle Sacca Lafia - Les Pharaons

    Bénin/Suppression des barrières de police :

    « Les stratèges de la police n’étaient pas d’accord », révèle Sacca Lafia

    Sacca Lafia, ministre de l’intérieur, a expliqué en fin de semaine écoulée les réformes stratégiques mises en place au niveau de la police nationale. Il est revenu sur l’érection des barrières à l’entrée des villes du Bénin. Le ministre de l’Intérieur a conclu que ces postes non seulement n’étaient pas efficaces, mais servaient plus au rançonnement.

    « Du temps de la Gendarmerie nationale et de la Police nationale, à   l’entrée de chaque ville, il y avait une barrière. La première barrière est celle de la Gendarmerie, un km avant l’entrée de la ville, celle de la Police nationale. Le même scénario s’observe à la sortie de la ville. S’il y a dix entrées qui desservent la ville, vous avez le même dispositif. Je prends le cas de Djougou desservi par 5 voies. C’est le même dispositif à chacune de ces entrées. Malgré ce dispositif, il y a cette insécurité que je viens de vous décrire tantôt. Cela prouve très bien que c’est une mauvaise stratégie opérationnelle parce que ces postes, à l’analyse, au lieu d’être des postes de sécurité sont plutôt des postes de rançonnement. »

    Pour Sacca Lafia, les postes étaient abordés avec crainte par les usagers parce qu’ils étaient sur d’être dépouillés de    2000 F à 3000 F avant de  continuer leur chemin. A en croire le Ministre, les conducteurs et propriétaires de camion savaient ce qu’il fallait réserver pour la route et alimenter les barrières. Le régime de la rupture a fait l’option de mettre fin à ces pratiques, en ordonnant la fermeture de toutes les barrières sur l’ensemble du territoire.

    Sacca Lafia révèle alors que les stratèges de la gendarmerie et de la Police nationale n’étaient pas d’accord et craignaient un retour de   l’insécurité. Mais il affirme également qu’une compensation a été trouvée avec le renforcement de la présence des agents de sécurité.    

    « A la place des barrières, des Check-Points, nous avons instauré la patrouille en permanence sur tous les axes routiers en priorisant les corridors : Cotonou-Malanville, Cotonou-Kraké, Cotonou-Hillacondji, en tenant compte de nos moyens roulants, de nos moyens financiers, des ressources humaines dont nous disposons. »

    Selon la nouvelle stratégie de lutte contre l’insécurité, la police nationale et la gendarmerie circulent  à tout moment avec un itinéraire bien défini.  Dès lors il devient quasi impossible de passer sans croiser la sécurité républicaine.   C’est cette stratégie qui a mis un terme un braquage.

    Christopher O.

     

     

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