ALERTE :

    Bénin/Assemblée Nationale : Ratification des principaux instruments internationaux sur la sécurité routière - Les Pharaons

    Aubin-Adouk

    Assemblée Nationale :

    Le Bénin autorisé  à adhérer aux conventions de Vienne de 1968 sur la sécurité routière

    _A la faveur de la séance plénière du jeudi 23 avril, l’Assemblée nationale du Bénin a autorisé le Bénin à adhérer aux conventions de Vienne du 08 novembre 1968, l’une sur la signalisation routière et l’autre sur la circulation routière et à ratifier la Charte africaine sur la sécurité routière adoptée à Addis-Abeba en Ethiopie, le 31 janvier 2016. Cette autorisation est le fruit de la démarche engagé par le gouvernement du président Patrice Talon pour combler définitivement soixante-et-un (61) ans de vide juridique au Bénin au plan conventionnel international en matière de signalisation et de circulation routière.

    Cette avancée notable balise le champ de la consolidation de la sécurité routière au niveau national à travers les projets de politique nationale de sécurité routière et de code de la route actuellement en phase d’adoption.

    La ratification des deux conventions de Vienne dont l’une sur la signalisation et l’autre sur la circulation routière par les députés permet au Bénin de fixer désormais les principes de base de toutes interventions en matière de transports terrestres, d’infrastructures routières et de sécurité routière. La Convention de Vienne est un traité multilatéral conçu pour faciliter la circulation routière internationale et pour améliorer la sécurité routière en harmonisant la réglementation routière entre les parties contractantes. Elle a été admise lors de la Conférence sur la circulation routière du Conseil économique et social des Nations Unies (le 7 octobre 1968 – 8 novembre 1968) et fait à Vienne le 8 novembre 1968. Elle est entrée en vigueur le 21 mai 1977.Cette conférence a aussi accouché de la Convention de Vienne sur la signalisation routière.

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    Le deuxième instrument international important adopté par la représentation nationale est la Charte africaine sur la sécurité routière, qui témoigne du respect par le Bénin des engagements pris au sein de l’Union Africaine, de sa reconnaissance de la problématique de la sécurité routière comme sujet de préoccupation nationale, question préjudicielle dont la résolution conditionne l’atteinte des nombreux Objectifs de Développement Durables que s’est fixé le pays à travers le programme d’action du Gouvernement (PAG).

    Depuis des décennies, les acteurs de la sécurité routière ont peiné à hisser leurs préoccupations au rang des questions prioritaires au niveau des Gouvernements successifs. Cette fois-ci, c’est chose faite. Le Gouvernement du Président Talon a très vite pris la mesure de la question à travers une écoute attentive. Les signes annonciateurs étaient perceptibles dans la grande réforme sur la Police Républicaine.

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    Les acteurs de la sécurité routière ont su saisir l’opportunité et attirer l’attention du Gouvernement sur les enjeux juridiques et institutionnels attachés à la réduction de la sinistralité et de la mortalité routière au Bénin. Cela dans un contexte mondial où tous les rapports pertinents rappellent que les accidents de la route sont la première cause de décès pour les jeunes âgés de 15 à 29 ans, alors même que le monde connaît la plus importante génération de jeunes de son histoire. Un quart de la population mondiale est âgée de moins de 24 ans tandis que plus de 90 % des 1,8 milliards d’adolescents et de jeunes (10 à 24 ans) vivent dans les pays en développement.

    Cette démarche du Gouvernement Talon reste l’une des approches de développement durable les plus marquantes de ces trois dernières années surtout lorsqu’on sait que suivant les prévisions, il est annoncé que si rien n’est fait par les Etats, les accidents de la circulation qui tuent déjà plus de 1.3 million de personnes dans le monde (donc plus que le sida), devraient entraîner 2,4 millions de décès par an et devenir ainsi la cinquième cause de mortalité dans le monde d’ici à 2030 si aucune mesure efficace n’est prise immédiatement.

    L’objectif général depuis 2011 au plan international, est de stabiliser puis de réduire le nombre prévu de décès imputables aux accidents de la route dans le monde d’ici 2020. Il est traduit de façon autonome aux points 3.6 et 11.2 des Objectifs de Développement Durable (ODD).
    Or, officiellement au niveau national, près de sept cent cinquante (750) personnes sont tuées et environ quatre mille cinq cents (4.500) autres sont blessées dans le cadre des accidents constatés chaque année, soit deux (02) tués tous les jours au Bénin avec une moyenne de douze (12) blessés. Cette estimation, modélisée depuis quelques années par l’OMS, rend plutôt compte d’un peu plus de deux mille huit cent cinquante (2 850) tués par an.

    L’insécurité routière, dont rendent compte ces chiffres, est non seulement liée à la situation de pays de transit qui caractérise le Bénin au profit des autres Etats, surtout ceux de l’hinterland, mais aussi par la singularité de son trafic. La situation intérieure est à ce titre caractérisée par un parc automobile en forte augmentation du fait de l’importation massive des véhicules d’occasion avec une moyenne d’âge de 10 ans. Le mode de transport fortement individualisé fait prospérer un très grand nombre d’engins à deux-roues dans la plupart des grandes villes où les pistes cyclables sont plutôt rares. Dans un tel environnement où le transport en commun est fortement alimenté par l’usage des deux-roues, ce sont les motocyclistes et leurs passagers qui constituent les principales victimes d’accidents dans les grandes villes.

    On constate à la lumière de ces données, que le Président Patrice Talon vient d’esquisser un pas de géant sur le champ de la lutte contre l’insécurité routière au Bénin.


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