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    Communales 2020 au Bénin : Impopularité croissante à Calavi, qui prendra le fauteuil de Georges Bada ? - Les Pharaons

    georges bada

    Communales 2020 au Bénin :

    Impopularité croissante à Calavi, qui prendra le fauteuil de Georges Bada ?

    Avec une administration affichant une tendance baissière atteignant le niveau le plus faible des 3 dernières années en 2017, une qualité des opérations de passation des marchés et de l’exécution des commandes publiques douteuse et en nette régression, Georges Bada entre en campagne avec un lourd handicap. Eclaboussé par le dernier rapport FADEC publié par la Commission Nationale des Finances Locales, l’actuel maire  ne remet pas en jeu son fauteuil, mais il s’y accroche.

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    A quelques heures de l’ouverture de la campagne électorale, le maire de la plus grande commune du Bénin présente son « bilan médiatique », dans une ville délabrée et défigurée par le manque de vision de ses élus. Si à Abomey Calavi, cité dortoir , les avis divergent sur tous les sujets, les habitants sont unanimes sur un seul point. Il faut changer de cap pour la ville, et remettre en jeu le fauteuil du maire.

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    • Les candidats

    Plusieurs partis politiques ont affiché leurs intentions pour le fauteuil municipal. Abomey Calavi, Porto Novo et Cotonou, ont été dans la partie méridionale des mairies stratégiques pour le pouvoir en place. En 2020, la mairie de Calavi ne tombera pas dans l’escarcelle de l’opposition.  Exit FCBE , le prochain maire de la ville de Calavi sera UP, BR , ou UDBN. Claudine Prudence semble également nourrir des ambitions pour la ville. La présidente de l’UDBN a une certaine présence dans la sixième circonscription électorale, mais pour occuper le fauteuil, elle devra passer par les urnes, et renverser la tendance UP ou BR. Une mission qui à première vue semble impossible, mais reste un pari tenable.

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    Les autres challengers de Georges Bada sont dans son propre camp. Au regard des tâtonnements de l’administration communale, et de la gestion critiquée de la mairie ces dernières années, les ambitions pour mieux gérer la ville ne manquent pas. Le pouvoir actuel a opté pour le renouvellement de la classe politique à travers la venue au-devant de la scène politique de jeunes nouveaux. Le scénario d’avril 2019, risque de se produire, et plusieurs jeunes se verront propulser dans les administrations communales. A L’Union Progressiste comme au Bloc Républicain, les surprises pourraient être grandes. Aujourd’hui tout le monde peut remplacer l’actuel maire, rejeté par une partie du Conseil communal et adoubé par certains Chefs d’arrondissement sans vision.

    • Le mur de l’impopularité

    A coté de son prédécesseur , Patrice Hounsou Guèdè , le choix est vite fait. Georges Bada  a battu le record d’impopularité de tous les anciens maires de la commune. Les populations lui ont toujours reproché son isolement et ce grand mur érigé entre l’hôtel de ville et les administrés. Des problèmes d’insécurité, d’éclairage public, de reprofilage des voies, et bien d’autres choses élémentaires restent de grosses inconnues pour l’administration locale au grand dam des habitants.

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    Pour présenter son bilan, l’actuelle administration étale sans frémir les réalisations des Fonds FADEC. Malgré les ressources d’Abomey Calavi, il est difficile pour l’administration BADA, de présenter des réalisations sur fonds propres. L’embarcadère d’Abomey Calavi pourvoyeuse de ressources  reste  infréquentable parce transformée en dépotoir. Dans le même temps le pouvoir central s’emploie à réinventer Ganvié.

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    De toute évidence la gestion approximative des finances locales, relevé dans le dernier rapport des  Fonds FADEC ne laisse aucune chance au maire, le pouvoir veut promouvoir l’excellence. Pour certains observateurs, le maintenir serait encourager la médiocrité. Des dizaines de commissions sont créées   et consomment d’énormes ressources communales. Selon  les auditeurs,  il a été prévu  par exemple au budget 2017, un crédit de 26.000.000 FCFA pour les frais d’entretien des membres des commissions du conseil communal. 25 999 740 FCFA ont été mandatés et payés sans tenir compte de la production des rapports par les commissions permanentes. Le mandatement des perdiems au profit des membres des commissions permanentes n’a pas été subordonné au dépôt du rapport de leurs travaux. Des exemples du genre foisonnent et montrent à quel point , l’administration communale est passée à coté des véritables enjeux de développement.

    Carin MEISEGON


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