ALERTE :

    Journée internationale de la liberté de presse : Les griefs des officiels béninois contre les nouveaux médias - Les Pharaons

    Presse

    Journée internationale de la liberté de presse :

    Les griefs des officiels béninois contre les nouveaux médias

    SUIVRE l’EMISSION DIAGONALE : WANEP – Bénin se prononce sur le processus électoral

    ” Le journalisme sans crainte ni complaisance”. C’est le thème retenu au plan mondial pour l’édition 2020 de la journée internationale de la liberté de la presse. Ce thème évocateur qui intègre bien les notions liées à l’impérieux devoir des pouvoirs publics et tout autres organismes à protéger les acteurs des médias sonne aussi comme une invite à préserver l’image, l’essence, la noblesse ainsi que les fonctions d’une profession encline à beaucoup de menaces. Les assassinats ciblés de journalistes à l’occasion de l’exercice de leur fonction constituent une atteinte à la liberté de la presse, un facteur de dissuasion visant à empêcher les acteurs des médias de jouer convenablement leur rôle et enfin installent de force le journaliste dans une crainte quasi permanente et une complaisance dans le traitement de l’information.

    LIRE AUSSI : Communales 2020 au Bénin, Malick Gomina ses forces et faiblesses.

    Quatrième pouvoir admis conventionnellement, la presse est aussi un baromètre de mesure de l’état de santé des libertés et de la démocratie, a reconnu Me Alain Orounla, ministre béninois de la communication et de la poste lors de son adresse solennelle ce 2 mai 2020, veille de la célébration de la journée internationale de la liberté de presse. Le pays n’est pas épinglé pour des cas d’assassinat de journalistes qui sont légions dans certains pays africains.

    LIRE AUSSI : COVID -19/Bénin : Patrice Talon rend hommage aux professionnels de la santé

    Mais l’édition 2020 de la journée internationale de la liberté de presse intervient quelques jours après la dégringolade du Bénin dans le Rapport 2020 de Reporter sans frontière (Rsf). L’institution qui évalue la liberté de presse dans 180 pays au monde classe le Bénin à la 113ème place. Le pays a ainsi perdu 17 places par rapport au classement de l’année 2019 où il occupait la 96ème place. Le gouvernement en prend acte, a fait savoir le ministre Alain Orounla. La liberté de la presse est une quête permanente, poursuit le ministre de la communication pour qui ce classement de RSF est un appel à plus de rigueur dans le travail.

    Les nouveaux médias au cœur de la critique

    Certaines organisations en l’occurrence Amnesty International ont dénoncé des atteintes à la liberté d’expression et des médias. L’ONG dénombre 17 journalistes et blogueurs poursuivis par la justice pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression. Reporter sans frontière a pointé, dans son rapport 2020, d’un doigt accusateur le code du numérique qui porte atteinte à la liberté de la presse et qui instaure un climat de crainte pour les journalistes. Mais le ministre de la communication Alain Orounla a fait une classification des médias traditionnels et des nouveaux médias. Si pour le ministre de la communication, les acteurs de la première catégorie doivent s’efforcer pour plus de professionnalisme, il n’a pas été tendre avec les acteurs de la deuxième catégorie.

    LIRE AUSSI : Bénin/Campagne électorale  Le Bloc républicain et l’Union progressiste dominent les débats

    Les nouveaux médias, les médias en ligne et les réseaux sociaux sont des espaces d’abus de liberté ou les utilisateurs pensent que tout est permis, commettent des impairs et tombent sur le coup d’autres lois de la république, a-t-il relevé. Évoquant le thème ” le journalisme sans crainte ni complaisance”, Alain Orounla pense que les nouveaux médias posent un nouveau défi. Il s’agit, dira-t-il de travailler avec talent, mesure et professionnalisme dans chacune des sous composantes des médias afin de renforcer la qualité de la liberté de la presse au Bénin telle qu’elle est affirmée dans le Programme d’action du gouvernement.

    LIRE AUSSI : Covid-19:  90 cas confirmés au Bénin 

    Avant le ministre de la communication, c’est le directeur de la communication de la présidence de la république, Léandre Houngbédji qui, au détour d’une séance d’échange avec les promoteurs d’organes de presse écrite a relevé le flou juridique qui entour le statut des presses en ligne au Bénin. Elles ont été officiellement exlues dans le processus de choix des organes de presse à utiliser pour la diffusion des messages des partis politiques en lice pour les communales parce que ”l’État ne saurait contracter avec un organe qui n’existe pas, qu’il ne reconnait pas”, avait fait savoir Léandre Houngbédji. Ces critiques et remarques des officiels béninois relancent le débat sur la place des nouveaux médias dans le paysage médiatique local dans un contexte où l’on doit concilier le numérique, la digitalisation et les questions de protection de la liberté de la presse.

    Océane  Léannon


    Qui sommes-nous?

    Les PHARAONS est  un  quotidien béninois paraissant au Bénin , disponible également dans une  version en ligne.

    Fondé depuis 2004, le journal paraît pour la première fois la même année mais s’arrête à 8 numéros seulement.  Il sera repris en 2014  avec une équipe de jeunes journalistes rompus à la tâche.


    Contactez-Nous

    Appelez à tout moment