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    Bénin, 12 mois de prison ferme requis contre le journaliste Ignace Sossou en appel - Les Pharaons

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    Bénin, 12 mois de prison ferme requis contre le journaliste Ignace Sossou en appel

    A l’issue de la deuxième audience du procès en appel du journaliste Ignace Sossou, tenue ce mardi 05 mai 2020 à la Cour d’appel de Cotonou, le délibéré a été annoncé pour le 19 mai 2020.

    Après un premier report le mardi 28 avril 2020, le journaliste Ignace Sossou était au tribunal pour l’affaire l’opposant au procureur de la république, Mario Mètonnou. L’audience a connu la présence des différentes parties impliquées dans le dossier qui oppose le journaliste Ignace Sossou et le Procureur Mario Mètonou. Le délibéré a été annoncé pour le mardi 19 mai 2020.

    Le débat a tourné autour de la qualité d’Ignace Sossou en tant que journaliste. « Sans un diplôme de journalisme, peut-on se prévaloir « journaliste »?, a demandé un avocat du procureur Mario Mètonou. « Oui », répond Ignace Sossou. « Parlant des propos concernant la coupure d’internet, a-t-il précisé les élections législatives de 2019 ? Les… (points de suspension), étaient-ils dans les propos du procureur ? Ce n’est pas mot pour mot ce que le procureur a dit », font remarquer les avocats de la partie civile). « Je vous supplie, redorer le blason… », rétorque Maître Robert Dossou de la défense.

    De la réquisition…

    Pour la partie civile, l’acte du journaliste Ignace tend à mettre le procureur en difficulté avec sa hiérarchie. C’est pourquoi, posant le problème de la compétence des journalistes, elle demande au Président d’annuler les 18 mois pour le condamner à 12 mois.

    Dans sa prise de parole, la défense indique que si c’était des tweets qui encensent le gouvernement, le journaliste Ignace Sossou ne se retrouverait pas en prison. Pour elle, Ignace est officiellement journaliste parce que la législation lui en donne droit sans une formation journalistique de base . « Lorsqu’il y a des erreurs dans sa publication, on exige un droit de réponse. On ne poursuit pas », soutiennent les avocats du journaliste Ignace Sossou. Pour Me Robert Dossou de la défense, Il n’y a aucune infraction. A ce titre, il demande la relaxe pure et simple du journaliste.

    Retour sur les faits

    Pour rappel, le journaliste Ignace Sossou a relayé sur les réseaux sociaux des propos du procureur en live-tweets, lors d’un séminaire organisé à Cotonou par CFI. Il sera, par la suite, accusé d’avoir sorti les propos de leur contexte. Un acte qualifié de »harcèlement » par l’accusation qui soutient que le journaliste, en agissant ainsi, a causé une détresse émotionnelle au plaignant. Malheureusement, à l’éclatement de l’affaire, CFI a pris ses distances vis-à-vis du journaliste qui participait aussi au séminaire. Elle ira, d’ailleurs plus loin, en envoyant un courrier aux autorités béninoises pour plonger le journaliste Ignace Sossou.

    Interpellé à son domicile le vendredi 20 décembre 2019, le journaliste Ignace Sossou a été reconnu coupable des faits de harcèlement par le biais des moyens de communication électronique. Il a écopé de 18 mois d’emprisonnement ferme en plus d’une amende de deux cents mille (200.000) francs CFA, en application des dispositions de l’article 550 de la Loi n°2017-20 du 20 avril 2018 portant Code du numérique en République du Bénin, à l’issue d’une audience publique tenue le mardi 24 décembre 2019.

    Source : BWTV

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