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    Communales 2020 au Bénin, Luc Atrokpo peut-il gagner à Cotonou ? - Les Pharaons

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    Communales 2020 au Bénin, Luc Atrokpo peut-il gagner à Cotonou ?

    A une semaine du scrutin, le Président de l’Association Nationale des Communes du Bénin, est à la conquête de la ville de Cotonou. Candidat dans le 13ème arrondissement , il  devance ses adversaires et noue déjà des alliances. Face à Isidore Gnonlonfoun, Gatien Adjagboni, et Sèkloka Christophe, peut-il gagner ?

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    Il n’y a plus de mystère sur la candidature de Luc Atrokpo. Après son positionnement sur la liste de l’Union Progressiste, il entend prendre le fauteuil de l’Hôtel de Ville. Depuis l’ouverture de la campagne, aucune nouvelle ambition sérieuse n’a été dévoilée, et ses  concurrents ont de la peine à occuper le terrain,  parce qu’avant tout, Cotonou reste un bastion de la Renaissance du Bénin.

    Le terrain commande.

    C’est avant le lancement de la campagne que Luc Atrokpo a tissé sa toile. Alors que les acteurs politiques s’écharpaient autour de sa candidature, il avait déjà pris de l’avance. L’homme a multiplié les rencontres informelles  dans la grande ville, et mis en place le dispositif de campagne. Union Progressiste ? pas vraiment. Il a suffit au  maire de réveiller les cellules de son ancien parti la Renaissance de Bénin, et de s’appuyer sur certains déçus.

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    Cotonou a répondu favorablement, parce que c’est  un secret de polichinelle, Luc Atrokpo faisait plus l’unanimité au sein de la Renaissance du Bénin, que le président du parti Léhady Soglo. D’ailleurs son ambition présidentielle avait été agitée au sein du parti avant le scénario inattendu de 2015. Aujourd’hui, battre Luc Atrokpo à Cotonou, serait faire mordre la poussière à la Renaissance du Bénin. Mission impossible.

    Guerre de tranchée, et  le BR n’y croit plus

    Deux partis vont âprement se disputer la mairie de Cotonou. Le Bloc Républicain et l’Union Progressiste partent avec une certaine assurance. Celle que le fauteuil restera dans le giron  présidentiel. Un rêve jamais concrétisé auparavant par les régimes précédents.

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    Pendant que la véritable prétendante du BR,  Alimatou Badarou a été écartée de la course par son propre parti, et que le Bloc Républicain se résigne à afficher bonne mine à Cotonou,  Luc Atrokpo continue de vendre son charisme et son poids. Il se détache nettement de la foule de candidature.

    Le maire de la ville de Bohicon, apparaît comme  le plus expérimenté des candidats. Pas seulement en terme de qualité managériale concernant la gestion décentralisée, mais il capitalise à lui seul, plus de 15 ans d’activisme politique. Il a mené avec succès plusieurs campagnes législatives,    et contrôlé sa circonscription pour la Renaissance du Bénin, jusqu’en 2015.   Patrice Talon va y  mettre fin en 2016, mais avec l’appui d’un de ses lieutenants, Armand Gansè, et la complicité déguisée du vieux Nicéphore Soglo.

    Le 17 mai

    C’est donc  le premier de classe, redoutable homme politique, plus énigmatique qu’insaisissable  par son silence et sa froideur, qui avance maintenant à visage découvert, avec assurance et plein de chaleur,  face à des acteurs politiques arrivés sur la scène après 2016.

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    Le petit nouveau « boulanger » Gatien Adjagboni, affiche par exemple pourtant depuis quelques jours dans les médias, une posture de maire. Mais uniquement sur les images de campagne,  parce que  sur le terrain la réalité est tout autre. Il a de la peine à bouger pendant que l’adhésion se fait plus facilement et naturellement  autour de l’actuel maire de Bohicon,  qui après son expérience dans le centre du pays, vient dérouler et améliorer son plan à Cotonou.

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    La force de Luc Atrokpo, oblige d’ailleurs ses challengers à se cacher. Mais attention, aussi surprenante que fut sa candidature, elle n’est pas encore admise au sein de son parti et de la majorité présidentielle. Les velléités de contestation après les cas Badarou et Déhou sont toujours d’actualité. Le Bloc Républicain pour sa part,  quasi transparent semble jeter l’éponge avant la bataille finale. Ses candidats , nouveaux pour la plupart braconnent sur le terrain du PRD et de la RB. Il se murmure encore à une semaine du scrutin, qu’au-delà de Gatien Adjagboni, qui mène  une campagne cohérente mais inefficace parce qu’impopulaire, un autre prétendant à la mairie avance camouflé dans le douzième arrondissement ; Sekloka Christophe.

    Le 17 mai, sera la fin du suspense. Tout se jouera dans les urnes. Les suffrages rapportés par les candidats dans leurs arrondissements pourraient être le premier élément déterminant pour la désignation du maire, même si pour beaucoup, le maire de Bohicon serait le candidat du parti UP.

    Jacob Boton

     

     

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