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    Code électoral au #Bénin. Le flou, Patrice Talon lève le voile sur l’article 194 nouveau - Les Pharaons

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    Code électoral au #Bénin. Le flou, Patrice Talon lève le voile sur l’article 194 nouveau

    Océane Leannon

    Une dizaine d’articles ont été modifiés le 2 juin 2020 par le législateur à l’occasion de l’adoption de la loi interprétative et complétant la loi n°2019-43 du 15 novembre 2019 portant code électoral au Bénin. Face au Président de la République au lendemain du vote, les responsables des partis politiques ont soulevé quelques inquiétudes. L’exercice tel que voulu par Patrice Talon devrait permettre aux acteurs politiques d’harmoniser les points de vue quand à la compréhension des modifications introduites dans le code électoral. Répondant à l’un des délégués des partis politiques présents, le patron de l’Exécutif béninois a levé le flou autour de l’article 194 nouveau.

    L’article 194 nouveau du code électoral modifié dispose que ” le maire et ses adjoints sont désignés ou élus pour la même durée de mandat que celle du conseil communal ou municipal. En cas de vacance de poste de maire ou d’adjoint au maire par décès, démission, ou empêchement définitif pour tout autre cause, il est procédé, sous quinzaine à son remplacement dans les conditions édictées aux articles 189 et 190 nouveau de la présente loi, la majorité à prendre en considération étant celle en cours au moment du remplacement ”.
    Incompris, le dernier alinéa de l’article 194 a été expliqué par Patrice Talon. Selon le chef de l’État, la notion de majorité en cours  est compatible aux règles de démocratie et vise à éviter les blocages dans le fonctionnement des conseils communaux. Patrice Talon fait savoir que la majorité absolue peut être dynamique. Au sein du conseil communal, la majorité absolue est susceptible d’évoluer au fil du temps ou des événements.

    Les partis politiques face à Patrice Talon sur le code électoral

    Pour le Chef de l’Etat, un parti qui a la majorité absolue au départ doit désigner librement le maire. Mais au fil du temps et ou des événements, ce parti politique peut perdre cette majorité absolue en raison de la démission de certains de ses conseillers pour des motifs divers. Dans ce cas de figure, explique le chef de l’État,  on ne peut pas demander à ce parti majoritaire au départ de désigner un maire alors qu’au moment du remplacement du maire une autre majorité s’est constituée. Selon Patrice Talon, les règles et lois visent à instaurer une stabilité mais pas une ” stabilité à tout prix” au risque de remettre en cause les libertés et les principes de démocratie.

    Avec ces explications, les partis politiques majoritaires qui désignent directement les maires à l’ouverture de cette 4ème mandature de la  décentralisation ne sont pas totalement à l’abri d’un basculement. Si les désignations ne s’organisent pas dans un cadre relativement consensuel, il est fort à craindre des démissions revanchardes des conseillers pour fragiliser les partis politiques, s’allier aux partis concurrents,  constituer la majorité des 3/4 pour enfin destituer les maires ” imposés”. Auquel cas, la nouvelle majorité absolue en cours pourra élire le nouveau maire et le parti majoritaire au départ redeviendra minoritaire au conseil communal.


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    Fondé depuis 2004, le journal paraît pour la première fois la même année mais s’arrête à 8 numéros seulement.  Il sera repris en 2014  avec une équipe de jeunes journalistes rompus à la tâche.


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