ALERTE :

    Corruption au Bénin Jean-Baptiste Elias craint un rapport de l’ONU - Les Pharaons

    jean-baptiste-elias

    Océane LEANON

    Le Bénin est un État parti à la Convention des Nations unies contre la corruption depuis plusieurs années. Le pays d’Afrique de l’ouest a, à l’instar de ses pairs, signé le document de ratification qui le lie aux exigences internationales. C’est au nom de ces instruments que le Bénin sera évalué très prochainement par une commission d’experts pour le compte des nations unies. Selon Jean-Baptiste Elias, ancien Président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption ( Anlc), il s’agira d’une évaluation par les pairs. Pour cette année explique-t-il, sur un média panafricain ce 15 juillet 2020, le Bénin sera évalué par la Gambie et la Suisse. La commission d’experts aurait pu être depuis à Cotonou. Mais en raison des effets de la Covid-19, un ajournement de la mission avait été décidé, fait savoir Jean-Baptiste Elias. Pour L’ex-président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption, cette évaluation du Bénin consistera à analyser la qualité de la lutte contre la corruption, la qualité des instruments juridiques et légaux, l’harmonie entre les textes législatifs internes et les dispositions de la Convention des Nations unies. Au-delà de cet aspect, Jean-Baptiste Elias explique que la mission s’intéressera aussi à la qualité de l’application des mesures prises.
    Depuis son départ de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption, Jean-Baptiste Elias a repris ses fonctions de Président du Front des Organisations Nationales contre la Corruption ( Fonac). C’est d’ailleurs sous cette casquette qu’il s’est prononcé sur la modification de l’alinéa 2 de l’article 3 de la loi n°2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin. En effet, le 20 avril dernier, les députés ont adopté la loi n°2020-09 portant création, organisation et fonctionnement du Haut Commissariat à la Prévention de la Corruption ( Hcpc). Cet organe qui remplace de fait l’Anlc aura comme mission de prévenir la corruption selon le gouvernement, initiateur du projet de loi. Seulement, dans la nouvelle loi votée, les députés se sont exclus de l’obligation qui leur était faite de déclarer leur patrimoine à l’entrée comme à la fin de leur fonction comme l’avait prescrit l’alinéa 2 de la l’article 3 de la loi 2011 sus citée.
    Selon Jean-Baptiste Elias, cette révision cosmétique risque de déteindre sur l’image du Bénin en terme de lutte contre la corruption. La commission d’experts qui sera dépêchée à Cotonou très prochainement fera son rapport en tenant compte de la nouvelle formule législative qui exempte les députés de la déclaration de patrimoine. ” Il se feront une idée du Bénin; ce rapport sera publié partout dans le monde et ce n’est pas bien (…)”, a dit le Président du Fonac qui explique que sur le choix d’exemption des députés de la déclaration de patrimoine, le Bénin fait exception dans la sous-région. L’ex-président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption a invité les députés à une deuxième relecture de la loi qui, en l’état, est en contradiction avec la convention des nations unies contre la corruption.

    admindios


    21 comments

    Leave a Reply

    Your email address will not be published. Required fields are marked *


    Qui sommes-nous?

    Les PHARAONS est  un  quotidien béninois paraissant au Bénin , disponible également dans une  version en ligne.

    Fondé depuis 2004, le journal paraît pour la première fois la même année mais s’arrête à 8 numéros seulement.  Il sera repris en 2014  avec une équipe de jeunes journalistes rompus à la tâche.


    Contactez-Nous

    Appelez à tout moment