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    #Bénin/Politique L’opinion de Roger Gbégnonvi sur la réforme du système partisan - Les Pharaons

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    Le professeur Roger Gbégnonvi se prononce sur l’assainissement du paysage politique du Bénin. A la faveur d’une interview accordée au quotidien du service public dans le cadre de la célébration du 60ème anniversaire de l’indépendance du pays, l’écrivain et ancien ministre a jeté un regard satisfaisant sur la réforme du système partisan béninois, même s’il se demande s’il ne faille pas un délai de transition plus long.

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    Roger Gbégnonvi affirme ne pas avoir attendu 2016 pour dire qu’il y avait trop de partis politiques au Bénin. « Cinq, c’est le maximum. Je connais les Allemands, les Français, les Britanniques…, ils n’ont pas 200 partis politiques. Je n’ai jamais été content du pullulement des partis politiques au Bénin. Ça ne veut rien dire », a-t-il laissé entendre !

    Abordant les raisons de cette pléthore de formations politique, l’homme de lettres explique qu’il faut comprendre qu’avec la Conférence nationale, le pays sortait de 17 ans de mutisme, de 17 ans de parti unique. Le constituant a donc voulu donner toute la liberté au peuple mais c’est le peuple qui n’a pas eu l’intelligence d’encadrer très vite la liberté. « Car la liberté, si elle n’est pas encadrée, débouche sur l’anarchie et l’anarchie » estime-t-il.

    Quant à l’assainissement en cours du paysage partisan national, il a laissé entendre : « Donc aujourd’hui, j’avoue que je suis très heureux que quelqu’un ait réussi à nous faire comprendre que trop c’était trop ».

    Mais il n’y a pas de réforme sans douleur, indique Roger Gbégnonvi. « Même dans votre vie privée, vous ne vous réformez pas sans douleur. Nous avons connu une grande douleur aux élections législatives, parce que les gens n’avaient pas rempli les conditions draconiennes subitement imposées. Était-ce une bonne pédagogie que de ne pas leur donner une période de transition de deux ans ? Mais on ne s’en sortirait jamais car le Béninois est comme tous les autres peuples. Même à la veille de l’échéance, le Béninois continuera à dire que la mesure ne sera pas appliquée. Il n’y a pas de réforme sans douleur. Et les réformes qui ont commencé depuis 2016, si ce sont de bonnes réformes, elles ne peuvent que nous faire souffrir. Mais souffrir pour demain être heureux, souffrir au purgatoire pour pouvoir demain être au paradis, moi je préfère ça qu’être tout de suite en enfer et pour toujours » va conclure l’ex-ministre béninois.

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