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    Coup d’état au Mali: 24 heures après, la représentation du Bénin à Bamako s’adresse à ses ressortissants - Les Pharaons

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    A Bamako, les ambassades sont en alerte. Après les représentations diplomatiques norvégienne et française, c’est au tour du consulat du Bénin au Mali de mettre en garde ses ressortissants séjournant dans le pays. Au détour d’un communiqué, la représentation du Bénin à Bamako recommande à ceux-ci la plus grande prudence dans leurs déplacements. Dans cette logique, le consulat n’a pas tardé à mettre en place un numéro secours en raison des “tensions à Bamako”. Ainsi, un numéro d’urgence à savoir le +223 70 36 20 20, est mis à la disposition de tous les Béninois en cas de difficultés.

    A l’instar de la communauté internationale, la Cedeao a réagi. L’instance dénie catégoriquement toute forme de légitimité aux putschistes et exige le rétablissement immédiat de l’ordre constitutionnel. Elle « exige la libération immédiate » du chef de l’État malien et de tous les officiels arrêtés et dont on est toujours sans nouvelles. Le Niger, pays voisin du Mali, où le président Ibrahim Boubacar Keïta a été arrêté mardi par des militaires en révolte, préside actuellement la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao, 15 pays, dont le Mali). Alors qu’une visioconférence des chefs d’État de la Cedeao sur « la situation au Mali » est prévue jeudi sous la présidence du président Mahamadou Issoufou, la Cedeao a rapidement pris des sanctions sévères.
    L’instance suspend le Mali de tous ses organes de décision « avec effet immédiat ». Et elle « décide de la fermeture de toutes les frontières terrestres et aériennes ainsi que de l’arrêt de tous les flux et transactions économiques, commerciales et financières entre les [autres] pays membres de la Cedeao et le Mali », invitant « tous les partenaires à faire de même ». Enfin, l’organisation ouest-africaine « demande la mise en œuvre immédiate d’un ensemble de sanctions contre tous les putschistes et leurs partenaires et collaborateurs », et « décide de dépêcher une délégation de haut niveau pour assurer le retour immédiat de l’ordre constitutionnel », selon le même communiqué.

    De son côté, l’Union africaine a réagi à travers les voix de Moussa Faki Mahamat, le président de la commission de l’UA, puis le chef de l’État sud-africain et président en exercice de l’UA, Cyril Ramaphosa, est monté au créneau, exigeant la « libération immédiate » du dirigeant démissionnaire. Dans un communiqué publié par la présidence sud-africaine, Cyril Ramaphosa a « condamné le changement inconstitutionnel de gouvernement au Mali » et « exigé la libération immédiate du président, du Premier ministre et des autres ministres ». Les militaires ont pris le pouvoir mardi au Mali à l’issue d’une mutinerie et placé en détention le président Keïta, poussé à annoncer sa démission quelques heures plus tard. Les putschistes ont promis, par la voix d’un porte-parole qui s’est exprimé à la télévision publique, d’organiser une « transition politique civile » et des élections générales dans un « délai raisonnable ».

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