ALERTE :

    Financement public des partis politiques au #Bénin. Le milliard qui pourrait coûter cher à Amoussou, Tchané et Hounkpè. - Les Pharaons

    ABT AMOUSSOU HOUNKPE

    Jérémie Dannon


    Les fonds publics alloués récemment aux partis politiques ne tomberont pas dans des poches indélicates. Si cela advenait, le châtiment de l’État ne se fera pas désirer. C’est ce qu’a dit le député Abdoulaye Gounou quelques jours après la publication du décret d’application de la n°2019-44 du 15 novembre 2019 portant financement public des partis politiques au Bénin. L’adresse du député du Bloc Républicain ( BR) est un signal envoyé aux responsables des différents partis politiques éligibles au financement public. Selon Abdoulaye Gounou, la gestion des fonds mis à la disposition des formations devra est faite en toute transparence.

    Pour le compte des deux derniers trimestres de l’année 2020, le décret d’application de la loi n°2019-44 du 15 novembre 2019 portant financement public des partis politiques au Bénin octroie 1,5 milliards de francs cfa aux formations politiques remplissant les conditions légales. ” Il ne faut pas se leurrer. Il ne faut pas que les instances dirigeantes des partis politiques pensent que cet argent sera utilisé anarchiquement ” , a fait savoir Abdoulaye Gounou sur la radio nationale. A l’en croire, les fonds sont décaissés par l’État au profit des partis politiques avec une mission précise. ” Il y aura un contrôle. Chaque année l’État va auditer parce qu’il s’agit des fonds publics alloués par l’État pour une mission publique qu’est l’animation de la vie politique “, a prévenu le député Abdoulaye Gounou. Au vue de la loi, trois partis politiques sont éligibles au financement public. Il s’agit du parti Union Progressiste (UP), du parti Bloc Républicain (BR) et du parti Force cauris pour un Bénin émergent ( FCBE). À l’annonce du décaissement des 1,5 milliards de francs cfa, les partis politiques n’ont pas caché leurs satisfactions. Mais le rappel du député Abdoulaye Gounou sonne comme une voix de raison pour aider les leaders des partis politiques à mieux gérer les fonds publics. Le financement public des partis politiques peut donc se révéler être un piège pour les principaux leaders si ceux-ci n’observent pas l’orthodoxie financière.

    Selon l’article 12 de la loi n° 2019-44 du 15 novembre 2019 portant financement public des partis politiques au Bénin, les partis sont tenus de « produire à la Cour des comptes ses états financiers, au plus tard, le 30 Avril de chaque année ». L’article 15 de la loi sus-visée stipule que les partis éligibles au financement public sont soumis au contrôle de la Cour des comptes et de l’Inspection Générale des Finances. L’article 16 de la même loi précise que : « Tout manquement par un parti politique aux dispositions de l’article 12 de la présente loi entraîne automatiquement la perte du bénéfice du financement de l’année en cours sans préjudice des sanctions pénales prévues par la législation en vigueur ». L’encadrement juridique de la gestion des fonds ainsi alloués aux partis politiques pose assez de garde-fous pour éviter une dilapidation des ressources notamment par les chefs de partis qui ont longtemps confondu les partis politiques comme leurs patrimoines privés.

    Equipe Les Pharaons


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