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    Uemoa/Intégration Le #Bénin et le Burkina-Faso renégocient leur accord de coopération transfrontalière - Les Pharaons

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    Cotonou a abrité les 21 et 22 Septembre 2020 une rencontre de de validation bilatérale de l’Accord-cadre sur la coopération transfrontalière entre le Bénin et le Burkina Faso. Ces deux Etats ouest-africains cherchent de meilleurs voies et moyens afin de faire de leur espace frontalier un cadre de vie à un ensemble de groupes ethnolinguistiques liés par l’histoire, mais séparés par les frontières héritées de la colonisation. Responsables de l’administration territoriale des deux pays, cadres techniques en charge de la gestion intégrée des frontières, forces de défense et de sécurité ont pris part à cette rencontre.

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    Marcel Baglo, Directeur général de l’Agence béninoise de gestion intégrée des espaces frontaliers (Abegief) a expliqué que la question de l’exploitation et de la gestion des ressources frontalières et transfrontalières met en évidence la nécessaire concertation entre les populations locales voisines. Pour lui, c’est d’ailleurs là, toute la portée de cet atelier qui ambitionne également d’agir pour remédier à certains dysfonctionnements comme l’absence de cadre légal régissant la coopération administrative transfrontalière dans les deux pays, l’insuffisance des actions de communication et de mobilisation des acteurs autour des questions transfrontalières puis l’insécurité et les conflits.

    Il ne sera pas contredit pas la partie burkinabè. Le colonel de gendarmerie Sanou Saidou Toussaint Prosper, Gouverneur de la région de l’Est au Burkina Faso renchérit en laissant entendre que  les Etats africains ont hérité des frontières définies par le colonisateur sans tenir compte des réalités socioculturelles et identitaires des populations autochtones qui se trouvent ainsi séparées par une ligne imaginaire, le plus souvent après des générations, voire des siècles de vie commune ». Justifiant le bien-fondé de l’atelier de Cotonou, il entretient l’espoir la coopération frontalière devienne comme un moyen propice pour opérationnaliser la volonté politique et faire des zones frontalières des zones de brassage entre les populations et d’intégration sous-régionale ».

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    Déré Chabi Nah, préfet du département de l’Atacora est revenue sur les attentes de la réunion. Elle permettra de renforcer les liens qui existent entre les populations frontalières, à l’effet de faciliter leur collaboration, et nnsuite, l’Accord-cadre qui en sera issu constitue une base légale pour bénéficier de projets intégrateurs avec l’appui des partenaires techniques et financiers.

    Cette collaboration bénéfique est nécessaire selon le Colonel du Burkina-Faso. Il conclut que le nouvel accord-cadre sera un tremplin pour le développement économique local et un puissant levier de promotion de l’intégration entre les deux peuples.

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