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    Décentralisation. Un faux procès sur l’hyper présence des maires de la Rupture - Les Pharaons

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    À l’occasion des 100 premiers jours des nouveaux maires de la quatrième mandature de la décentralisation, la Maison de Productions Bi—News a reçu Franck Kinninvo pour un exercice bilan. Au détour d’une question du duo de journalistes, Jean-Eudes Mitokpè et Joël Tchogbé, l’expert en décentralisation est revenu sur le rôle d’un maire.

    Tout au long de ces 100 premiers jours, ils étaient nombreux, ces maires à s’engager dans un déplacement itinérant à l’intérieur de leurs communes respectives. Pendant des semaines, ces maires ont sillonné les hameaux, villages, quartiers de villes et les arrondissements pour échanger avec les populations. Pour certains, il s’agit d’une “balade de plaisir” pour des remerciements politiques. Les tenants de cette critique pensent qu’il est incompréhensible que des maires fassent à nouveau le tour de leurs communes après avoir porté un projet politique pendant la campagne électorale; lequel projet politique a d’ailleurs conduit à la victoire aux élections. Les 100 premiers jours sont ratés, font-ils savoir.

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    Pour l’expert en décentralisation, il s’agit d’un faux procès fait aux maires. ” Lorsque les partis politiques ont leurs idéologies, de ces idéologies on déduit l’orientation des politiques au niveau national mais ça n’empêche pas le maire d’aller sur le terrain et de s’enquérir des attentes des populations. N’oubliez pas que c’est une élection de proximité où la loi donne plusieurs mécanismes d’interpellations et de contrôles aux citoyens pour demander des comptes aux maires. “, a expliqué l’expert Franck Kinninvo. Selon l’expert en décentralisation, ” si un maire veut plaire à son parti et déplaire à ses citoyens il aura de problème plus que s’il s’éloignait de sa formation politique “. L’invité de Bi-News fait savoir que la première mission d’un maire est d’aller au contact des populations. Le maire, poursuit-il, peut ne pas faire l’option d’une tournée médiatisée et profiter des séances statutaires à travers l’installation des Chefs d’arrondissements pour discuter avec les autorités infra communales afin d’avoir une vue claire sur l’état des lieux.

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    Franck Kinninvo se fait plus incisif et explique que la gestion communale repose sur une gestion participative. Les projets défendus pendant la campagne électorale ne sont que des projets indicatifs, a-t-il martelé. Après la conquête du pouvoir local, il y a des occasion statutaires ( l’élaboration du budget et le Plan annuel d’investissement [PAI]) qui obligent les maires à aller écouter les doléances des populations pour pouvoir arbitrer les lignes budgétaires et les priorités par secteurs. ” Il ne faut pas reprocher à un maire d’aller sur le terrain, son travail à 80%, c’est d’être au contact des populations. “, a soutenu l’expert Franck Kinninvo. Tout au long du mandat, les maires doivent garder une connexion avec les populations. ” L’abus ” même de cette présence des maires sur le terrain ne doit pas gêner. Il s’agit d’une forme d’inclusion dans gestion communale, a conclu Franck Kinninvo

    Equipe Les Pharaons



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