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    Bénin/ Politique. >, une trilogie décortiquée par Roch Gnahoui David. - Les Pharaons

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    Ils sont nombreux dans les rues de la cité. Reconnaissables dans leurs haillons et avec leur trait famélique , ils ont signé volontairement ou involontairement le pacte de l’errance sans fin. Membre d’une famille, ils sont malheureusement assujettis à une visibilité dérangeante. Pour ne pas abreuver notre conscience de tourments, on fait le geste précieux de ne rien voir. Ces fous sont les vrais malades mentaux qu’on se doit d’assister. Mais il ne faut plus perdre de vue les mille visages de fous dans la cité, les autres fous politiquement parlant. Ce sont des nostalgiques du pouvoir politique. Des personnes qui sont en perte de boussole, de vitesse et d’idéologie. Sur la place publique, elles étalent leur vision négative et cherchent des esprits faibles susceptibles de les accompagner dans leurs délires. Ces fous politiques défient farouchement l’autorité et trouvent des prétextes même divinatoires. Sur le terrain politique, ils apprennent à la postérité le vilain luxe : l’insulte publique comme arme de combat politique . Ils font germer dans le subconscient des immatures la rébellion. Il faut commencer par faire le diagnostic et les distinguer. Le Professeur Roch Gnahoui DAVID nous conduit par une réflexion structurée dans le giron des fous politiques.

    L’opinion du Professeur Roch Gnahoui David

    Le fou social, le fou mental et le fou politique

    « Les « fous » n’existent « qu’en société » (Foucault). Personne ne peut soutenir le contraire. Nous vivons avec les fous, nous vivons avec nos fous. A côté des « vrais fous » qui ont perdu la raison et qui sont en proie à des délires structurés, il y a aujourd’hui des fous qui représentent des figures de déviance morale, de transgression des règles élémentaires de décence. Ils présentent des comportements ambigus, inquiétants, déplacés, pouvant pousser un spécialiste à poser un diagnostic grave et sévère.

    En tout cas, quel que soit l’environnement considéré, les fous dérangent. Ils n’arrangent évidemment rien sur leur passage tant tout démange en eux. Les vrais fous mentaux, on les connait et la société s’échinent à les assister car entendre des voix dans sa propre tête n’a rien de d’apaisant. Dans les méandres psychologiques de certains hommes politiques, il est bien des réflexions qu’il faut s’autoriser pour démêler l’écheveau. C’est à se demander si des fous ne sont pas des politiques ou si des politiques ne deviennent pas fatalement fous ? Lorsqu’une personne supposée être sensée, supposée incarner la sagesse, commence à déblatérer sur tout sans retenue, s’ignorant et oubliant d’où elle est venue, ne sachant même plus où se trouvent ses intérêts, lorsqu’une personne considérée comme respectable commence à s’emmêler les pinceaux taisant tout le passé fade qu’elle a traversé avec peu ou prou de bonheur.

    Lorsqu’une personne s’en prend à des propos de clarification, des propos d’une vision correctrice de la vie démocratique en société, on s’interroge : est-ce une sorte d’intelligence politique cachant une stratégie offensive ? Qu’est ce qui lui prend, pour le commun des mortels ? Qu’est-ce qui n’a pas marché ? Quel est le projet ? Tiens ! la folie légère a sans doute pris possession de l’être. Un fou politique en devenir qui, si on n’y prend garde, pourrait se transformer en un cas dangereux, un fou mental évoluant vers un fou social. Prions avec ou sans la bible ? Prions.
    Certainement, il y a un malaise qui trouve sa source dans un désamour, dans l’animosité, dans la volonté déloyale de casser une dynamique de reconstruction enclenchée après une pagaille tapageuse, de vouloir paraitre comme une solution à un problème inexistant ou mieux de trouver des problèmes à des solutions.

    “L’homo politicus” est alors devenu fou, car au lieu de mettre à contribution la folie de sa sagesse, il entreprend, se disant professionnel de la politique et affublé d’une nostalgie maladive, de refaire la roue. Quand le Grand ne sait pas, le Petit peut toujours lui apprendre, lui rappeler les bonnes manières et “c’est tout bénéfice”. C’est simplement une question d’éducation, et en politique sa mise en œuvre opère une magie.
    On rappelle qu’« un homme poli est celui qui a reçu une bonne éducation » (Jean Baptiste Blanchard). Au demeurant, « habillez-vous d’éducation et de gentillesse. Vous serez toujours élégants » (Gabriel Tellier). Mais ne dit-on pas souvent : plus on est fou, plus on rit ?

    Les gestes barrières contre le Covid-19 pour ne tomber dans la folie, on ne les oublie pas.

    Ps… Toute ressemblance avec des personnages existants serait purement fictive.

    RDG

    Equipe Les Pharaons



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