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    Bénin/Présidentielle 2021. Second mandat de Talon. Roch Gnahoui David dégonfle les critiques - Les Pharaons

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    Depuis la probable annonce de la candidature du Président de la République, Patrice Talon, des voix critiques n’ont plus un moment de répit. A les suivre, il faut le “Pacta sunt Servanda”, c’est-à-dire le respect de la parole donnée. Mais visiblement, ces voix critiques ont consciemment oublié que cette promesse de mandat unique était conditionnée. C’était un contrat synallagmatique. Or, dans une relation contractuelle lorsqu’une partie n’exécute pas des obligations, l’autre peut susciter l’inexécution du contrat. C’est tellement simpliste qu’on n’ a pas besoin de faire de hautes études pour le savoir. C’est donc sans cause ni objet, les critiques qui s’observent autour du second mandat de Patrice Talon. C’est la trame de l’analyse faite par le professeur Roch Gnahoui David. Le professeur de droit rappelle une violation du contrat social et politique qui devrait imposer le mandat unique. Selon lui, ce contrat avait été affecté par un vice appelé ” Intellectocratie” corrompu.

    La tribune du Prof. Roch Gnahoui David

    CELA VOUS FAIT-IL SI MAL ? MAIS BON……!!!!!!!!

    ” C’est terrible. Ils ont la tête qui tournent, ils ont des palpitations (elles se déclenchent paraît-il avec l’anxiété, le stress, ou la panique). Pour un second mandat en téléchargement, ça crie au respect d’une promesse mûrement pensée et honnêtement exprimée, d’un acte d’une dimension à la fois individuelle et collective. Quel médecin faudra-t-il consulter pour sauver des gens ? Un psychologue ferait probablement l’affaire. Mais peut-il soigner quelqu’un qui délibérément se fait du mal, à lui-même, s’autodétruit en prenant en aversion le premier citoyen d’une nation ? Sous le prétexte du non-respect de sa parole donnée, ils se lancent dans des diatribes qui cachent mal leur mécontentement, leur haine, leur inimitié, leur rancune. Où étaient-ils lorsque Jacques Chirac affirmait : « les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent ». On n’attire pas la foule avec des arguments, on la séduit avec des formules simples. Au-delà de cette observation, la parole prononcée à l’époque était sincère et constituait un engagement unilatéral juridiquement très fort. Elle trouva, par la suite, sa place dans un contrat social et politique passé entre des citoyens consentants (Ah ! vous ne l’étiez pas ? oh zut !). Cette époque devrait être l’époque d’un accompagnement avec des droits et des devoirs. Certains ont très tôt fait de refuser cet accompagnement, s’arrogeant rien que les droits et niant les devoirs subséquents. Où se trouve la contrepartie souhaitée ? De fait, le contrat a été affecté d’un vice appelé “intellectocratie” corrompu. En conséquence, il n’est ni convenable ni sérieux de demander un respect d’une parole que l’on a refusée d’aider à se réaliser. Cette parole perd de sa juridicité à ce moment et devient factuel (le soleil se lève à l’est). Que voulez-vous enfin ? Quand on manque de connaître et de comprendre les trois niveaux de la stratégie appliquée à la politique à savoir : le niveau des objectifs stratégiques, le niveau tactique et le niveau opérationnel, encore une fois, il vaut mieux se taire toute honte bue. Ce n’est pas le lieu d’affabuler sur des dettes qu’on aurait jamais laissées à son successeur. Mais si vous espérez compétir et vous revêtir plus tard du costume présidentiel, soyez en règle vis-à-vis des textes du moment. L’opposition peut aller chercher des parrainages. Toutefois les parrains doivent, à ce sujet, assumer entièrement et complètement avec une opposition de position ou une opposition de composition (la posologie est disponible). Considérant que « la politique est une course automobile dans laquelle on engage le meilleur pilote, sans s’apercevoir qu’il est au volant d’une vieille guimbarde » (Denis Leroy), beaucoup doivent revoir leur propos. Qui peut le moins peut le plus est la devise des persévérants. Cinq et cinq ne font pas cinq. C’est dix et c’est dit.

    On se lave les mains et on porte le masque quel que soit son état d’âme.”

    RDG

    Equipe Les Pharaons



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