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    Bénin/Présidentielle 2021: Trois raisons qui rassurent de la transparence du parrainage - Les Pharaons

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    Le dimanche 18 octobre dernier, la première audience numérique au Bénin a reçu le président de l’ONG ALCREER, Martin Assogba. L’invité de l’émission diagonale de la maison de production Bi News a opiné sur plusieurs sujets notamment le parrainage. Au cours de ce grand oral, l’invité de Jean-Eudes Mitokpè a exposé les raisons de son soutien à cette réforme électorale.

    Pour l’élection présidentielle de 2021 au Bénin, les candidats devront se faire parrainer par les élus (députés et ou maires). Inséré dans la Constitution révisée en novembre 2019, le parrainage consiste selon le code électoral, pour les candidats à l’élection présidentielle à chercher la caution des élus parlementaires et/ou communaux (maires). Plus précisément, tout candidat à la magistrature suprême ainsi que son colistier au poste de vice-président doit être “parrainé par un nombre de députés et/ou de maires correspondant à au moins 10% de l’ensemble” de ces élus.
    Invité sur l’émission “diagonale”, Martin Assogba, s’est prononcé sur cette question qui suscite beaucoup d’interrogations dans l’opinion publique. Sans passer par quatre chemins, il a fait savoir qu’il est favorable au parrainage. « Moi je suis partisan du parrainage. Je suis un homme de rigueur et je suis un légaliste>>, s’est-il justifié.
    Aussi, indique le président de l’ONG ALCREER, <<nous avons tous convenu qu’il est important de faire un toilettage en allant vers la réforme du système partisan. Cette réforme majeure a mis un terme à beaucoup d’autres fléaux que nous combattons>>. Pêle-mêle, il a cité : la lutte contre le régionalisme, la lutte contre l’ethnocentrique, la lutte contre la corruption. « Voilà trois éléments fondamentaux qui me permettent moi d’être partisan de la réforme du système partisan et par ricochet du parrainage », va lâcher le président de l’ONG ALCREER.

    Abondant dans le même sens, il a évoqué plusieurs motifs qui l’ont poussé à soutenir le parrainage. On retient entre autres: la pléthore de candidats qui prennent part à l’élection présidentielle. « Pour l’élection présidentielle de 2016, 33 candidats étaient positionnés dans les starting-blocks. Plus il y a de candidats, plus il y a du boulot pour la Cena, plus le trésor est obligé de décaisser plus de moyens financiers », a-t-il expliqué. En clair, l’invité du jour a déploré les candidatures fantaisistes. Aussi, dit-il, « nous ne sommes pas les premiers à parler du parrainage. Dans beaucoup de pays, cela se fait déjà. Il n’y a rien d’innovant dans la question du parrainage ».
    Mieux, il estime que le parrainage, c’est une histoire de négociation. A l’en croire, le parti Fcbe qui n’a pas le quota du nombre de maires pourra toujours négocier.  « Si je suis maire et qu’un candidat vient vers moi pour m’expliquer son projet de société et que je trouve que c’est un projet de société destiné à améliorer le quotidien des populations, je vais le parrainer », a-t-il fait savoir avant de souligner qu’il encourage de ce fait le parrainage dans l’anonymat.

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