ALERTE :

    Bénin/Justice : Rentrée judiciaire 2020-2021 à la cour suprême: L’indépendance du magistrat au cœur des échanges - Les Pharaons

    rentree-judiciaire-2020-880x380

    Ousmane Batoko a présidé le jeudi 22 octobre 2020, l’audience officielle de la rentrée judiciaire 2020-2021 de la cour suprême. Placée sous le thème, « le magistrat et le politique : comment concilier la confiance et l’indépendance ? », cette rentrée judiciaire aura permis aux participants d’établir les liens entre le magistrat et le politique.

    S’exprimant sur le thème retenu, le président Ousmane Batoko estime que cette thématique pose une problématique principale: comment trouver l’équilibre subtil entre la nécessité d’une collaboration des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire dans le souci de l’intérêt général et celle de la préservation de l’indépendance du pouvoir judiciaire. <<Il s’agit en d’autres termes de savoir comment le magistrat de siège, c’est-à-dire le juge peut assurer son office en toute impartialité et responsabilité, tout en entretenant des rapports avec l’autorité politique, responsable devant le peuple de la politique définie et conduite notamment en matière de justice>>, a-t-il laissé entendre.

    De ses explications, on retient que le magistrat ne devrait pas faire la politique ni avoir d’accointances de quelque nature avec le politique, autre personnage public exerçant ou aspirant à exercer le pouvoir exécutif ou législatif. Mieux, il ne devrait avoir d’ordre à recevoir ni du Parlement ni du gouvernement. Ce qui va lui faire dire que l’indépendance du magistrat est une garantie pour les citoyens. <<L’indépendance est également un devoir qui s’impose au magistrat dans ses relations avec le justiciable et qui l’oblige à rendre la justice sans tenir compte d’aucune pression. Bien qu’avérée, cette sanctuarisation textuelle de la prise de décision par le juge n’échappe pas complètement à l’influence du politique au Bénin, à travers d’une part, le président de la République, détenteur du pouvoir exécutif qui en est le garant constitutionnel et d’autre part, le Parlement qui, exerçant le pouvoir législatif, met à la disposition du magistrat les outils nécessaires à l’exercice de son office>>, souligne Ousmane Batoko. Il est clair pour le président de la cour suprême que la jouissance de cette indépendance dont le politique est le garant fait ressortir en toile de fond le concept de confiance qui devrait planer sur les relations institutionnelles et qui renvoie à l’idée que l’un, dans l’exécution de la mission d’intérêt général, peut de façon désintéressée se fier à l’autre, en s’abandonnant à sa bienveillance et à sa bonne foi.

    Représentant le président de la République, le ministre de la Justice, Me Séverin Quenum a pour sa part insisté sur la collaboration fructueuse et constructive qui devra exister entre les pouvoirs exécutif et judiciaire. Toutefois, nuance le ministre, <<pourvu que dans la collaboration, l’un préserve l’indépendance et la dignité de l’autre>>. Par ailleurs, il a assuré les acteurs de la magistrature de la détermination du gouvernement à leur donner les moyens nécessaires pour l’accomplissement de leur mission.

    admindios



    Qui sommes-nous?

    Les PHARAONS est  un  quotidien béninois paraissant au Bénin , disponible également dans une  version en ligne.

    Fondé depuis 2004, le journal paraît pour la première fois la même année mais s’arrête à 8 numéros seulement.  Il sera repris en 2014  avec une équipe de jeunes journalistes rompus à la tâche.


    Contactez-Nous

    Appelez à tout moment