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    Économie béninoise : Bruno Amoussou évoque des raisons d’une résilience face aux chocs exogènes - Les Pharaons

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    Ancien président de l’Assemblée Nationale, ancien ministre d’État chargé du plan, de la prospective et du développement, et actuel président du parti Union Progressiste, Bruno Amoussou (octogénaire) est un acteur majeur très averti de la gouvernance au Bénin. Le renard de Djakotomey, comme on l’aime l’appeler, a une fois encore fait parler sa finesse d’analyse des enjeux de développement basés sur des réformes capables de solidifier les économies des pays africains. Invité à donner une leçon inaugurale à la faveur d’un colloque international organisé par certains centres et laboratoires de recherche de l’Université d’Abomey-Calavi le mercredi 18 novembre 2020, Bruno Amoussou a ouvert une fenêtre d’analyse sur les piliers de l’économie béninoise. L’ancien ministre d’État a fait la corrélation entre la fermeture des frontières nigérianes et la résilience de l’économie béninoise. Devant des professeurs d’universités, des docteurs, des doctorants, des auditeurs en masters en droit, sciences politiques et sociologie, Bruno Amoussou a développé le thème : ” Société et réformes en Afrique et au Bénin : perceptions et vécus des déterminants socio-politiques, juridiques et propositions pour un vivre-ensemble harmonieux “. Grand témoin de la vie politique depuis les indépendances des années 60, Bruno Amoussou a insisté sur les effets retors du pacte colonial sur l’économie des pays. ” Le pacte colonial est toujours là dans nos pays africains aujourd’hui. Nos pays sont toujours exportateurs de produits agricoles non transformés, nos pays sont toujours importateurs de produits manufacturés, nos pays sont des rentiers “, a relevé Bruno Amoussou. L’ex-ministre d’État chargé du plan, de la prospective et du développement poursuit : ” Les taxes de pas de porte l’emportent sur les taxes intérieures ; les douanes […] sont les sources essentielles, c’est-à-dire l’échange. “, a expliqué Bruno Amoussou qui enchaîne avec la dépendance de l’économie béninoise vis-à-vis du Nigéria. ” (…) nous au Bénin, nous avons amplifié cette économie de rente, parce-que nous sommes à côté du Nigeria et que la réexportation de marchandises nous rapportait beaucoup d’argent “, a-t-il fait savoir.

    *Résilience de l’économie malgré des frontières fermées*

    Depuis le 20 août 2019, le Nigeria a fermé ses frontières avec certains pays voisins dont le Bénin. Abuja,( la capitale nigériane) justifie cette fermeture par une urgence de lutter contre la contrebande, l’insécurité, etc. Mais comment le Bénin arrive-t-il à tenir alors que durant des décennies le pays a ” amplifié l’économie de rente ” avec la réexportation des marchandises sur le marché domestique nigérian ? Ce mercredi 18 novembre, Bruno Amoussou a apporté la réponse dans sa leçon inaugurale devant des universitaires massés dans l’amphithéâtre Idriss Itno à l’Uac. ” Heureusement pour nous que depuis ces dernières années, nous avons développé une économie interne quelque peu solide, qui nous a permis de résister lorsque les frontières ont été fermées. “, a noté Bruno Amoussou indiquant ainsi que le pays dirigé par le Président Patrice Talon depuis avril 2016 a changé la structure de son économie. La transformation structurelle de l’économie béninoise, explique Bruno Amoussou, se traduit par une croissance de la production interne de marchandises, l’assainissement des finances publiques, l’augmentation des recettes fiscales internes; lesquelles recettes pourvoient en ressources les caisses de l’État autant que les recettes douanières. ” Lorsque vous regardez le budget national aujourd’hui, vous voyez un genre d’équilibre entre la contribution du service des impôts et celle de la douane au budget. Regardez ça et vous verrez l’évolution de notre économie, de la structure de notre économie, ces dernières années. Et c’est cela qui nous a permis de résister quelque peu. ” a martelé Bruno Amoussou qui ne remet, toutefois pas en cause, le fait que ” la conjoncture économique béninoise reste toujours tributaire de la conjoncture économique au Nigeria “. À noter que le colloque international au cours duquel Bruno Amoussou s’est exprimé, a été co-organisé par quatre centres et laboratoire de recherche à savoir : CEDAT, CREDIJ, LARRED et CESPo. Il porte sur le thème central: «Sociétés et réformes : une perspectives croisée de vécus et des sciences administratives, juridiques, politiques et sociales ».

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    One comment

    • Dot Weibe

      22 novembre 2020 at 6 h 57 min

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