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    Bénin/Justice : Zoom sur les principales innovations du quinquennat de Patrice Talon - Les Pharaons

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    Cyrille LIGAN
    Au cours de son mandat, Patrice Talon a accompli toute une série de réformes pour bâtir un système judiciaire efficace. En 2017, il s’était illustré en portant dans l’hémicycle « la réforme constitutionnelle », l’une de ses promesses de campagne dont l’aboutissement devrait permettre entre autres l’institutionnalisation de la Cour des comptes. Mais 2017 se révèle bien plus délicate pour le Chef de l’Etat qui a vu opposé à son ambitieuse et pragmatique vision le veto du parlement. Il aura fallu attendre novembre 2019 pour la nouvelle constitution soit votée. Cette nouvelle constitution a permis au Chef de l’Etat d’institutionnaliser la Cour des comptes. Un projet qui vient en réponse aux exigences communautaires et qui met un terme à un retard de plus d’un quart de siècle.
    En constitutionnalisant la Cour des comptes, le gouvernement Talon a sonné l’espoir d’une justice financière professionnelle, opérationnelle, indépendante, efficace répondant aux normes et standards des institutions supérieures de contrôle, gage d’une redevabilité plus accrue et d’un renforcement de la lutte contre la corruption au Bénin. Le gouvernement envisage soumettre dans les tout prochains jours la loi organique de cette institution pour adoption.
    Alors que la justice faisait partie des priorités affichées par le candidat Talon, la feuille de route, que les ministres Joseph Djogbénou puis Sévérin Quénum ont reçu du Chef de l’Etat, n’a pas mis du temps à se traduire dans l’action. A commencer par la création et l’opérationnalisation de la « Cour de répression des infractions économique et du terrorisme », censée intensifier la lutte contre la corruption et l’impunité. Au cœur d’un pays gangréné par la corruption et les actes de détournement de deniers publics, cette juridiction spéciale s’est révélé être un véritable instrument de promotion de la bonne gouvernance et du respect des biens publics.
    Moins en vue, l’engagement du Chef de l’Etat en faveur du renforcement de la justice à travers la redynamisation du Conseil supérieur de la magistrature et du renforcement de l’Inspection des services judiciaires a pris corps. Le recrutement du personnel judiciaire, greffiers, auditeurs de justice, etc., a également contribué au renforcement du système judiciaire au cours des quatre dernières années. Aussi, y a-t-il des actions en faveur du renforcement des capacités du personnel de l’Inspection générale des services judiciaires. Une école de formation aux professions judiciaires a même été créée pour pallier le manque de formation professionnelle avant l’entrée du personnel judiciaire dans les juridictions.
    Aussi, au titre des acquis du gouvernement Talon dans le secteur judiciaire est-il nécessaire d’évoquer les divers textes de lois ayant contribué à l’amélioration du fonctionnement du système judiciaire. L’on se rappelle bien, comme si c’était hier, la détermination de l’ancien ministre Joseph Djogbénou, vent debout en faveur du vote du nouveau code pénal. La loi sur la modernisation de la justice et la loi portant renforcement juridique et judiciaire de la gouvernance publique sont également à mettre à l’actif du gouvernement Talon.
    Afin de faciliter l’accès du justiciable au service public de la justice, le gouvernement a réorganisé la carte judiciaire en instituant trois tribunaux de commerce de première instance et trois cours d’appel de commerce. Cette réforme, plusieurs de ses prédécesseurs l’avaient envisagée sans oser l’entreprendre. Le président l’a faite à la hussarde. Pendant que cette refonte montrait son efficacité, le gouvernement a créé l’Agence nationale d’équipement et du patrimoine immobilier. Cette structure a vocation à assurer l’entretien et le renouvellement des équipement, la gestion des locaux ainsi que l’approvisionnement des juridictions en fournitures et matériels de bureaux. Mais l’une des premières structures mises en place par le pouvoir Talon dans le secteur judiciaire est l’Agence pénitentiaire du Bénin, avec pour but d’assurer une gestion des maisons d’arrêts dans le respect des normes professionnelles et des meilleures pratiques observées sur le plan international.

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