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    Bénin/ Formation universitaire Le recteur Maxime da Cruz pose une condition pour la suppression des filières jugées ” inutiles” - Les Pharaons

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    Alors que le Gouvernement a fait l’option d’inverser le mode de formation à tous les niveaux du système éducatif, les acteurs du monde universitaire font déjà des propositions. Face aux défis actuels de nos sociétés, le recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, le professeur Maxime da Cruz, a indiqué la voie à suivre pour mettre la formation universitaire au service du développement. En tournée nationale du 12 novembre au 12 décembre dernier, le Président de la République, Patrice Talon a laissé entendre que le système éducatif béninois forme plus au ” bavardage ” avec à la clé plus de 70% de chômeurs libérés sur le marché du travail. Pour relever la pente, le gouvernement priorise désormais la formation technique et professionnelle. Il s’agit de former moins de personnes aux métiers intellectuels et plus de 70% de personnes aux métiers pratiques. Suite à cette position assumée par le gouvernement, beaucoup de personnes appelaient à la suppression de plusieurs filières de formation logées dans les universités publiques et privées. Ces filières sont jugées ” inutiles ” en raison du flux de diplômés sans emplois qu’elles génèrent. Sociologie, géographie, lettres modernes, droit, sciences juridiques, etc sont entre autres filières de formation affublées de critiques. Sur le sujet, l’actuel Recteur de l’Université d’Abomey-Calavi rapporté par un média en ligne a été clair. Son discours pédagogique ne s’est pas auto-centré sur la suppression de telle ou de telle autre filière. Mais le recteur Maxime da Cruz a posé de façon holistique, la problématique des offres de formations universitaires et les besoins du marché. « (…) Si une offre ne répond pas aux besoins de la société ou aux besoins du développement, il faut avoir le courage de la mettre de côté, au besoin de l’actualiser, de la réorienter ››, a d’abord lancé le professeur Maxime da Cruz qui précise que désormais « la création d’une filière doit répondre à des besoins ». Le 6 novembre dernier, l’Université d’Abomey-Calavi a célébré son jubilé d’or. En 50 ans, ce haut lieu du savoir a formé de façon mécanique des cadres pour servir dans l’administration. Mais aujourd’hui, reconnaît le recteur Maxime da Cruz, cité par le site béninintelligent, « il y a des besoins qui ne sont pas éternels ». À l’en croire, ‹‹ Si le besoin s’éteint, la formation, il faut la ranger là où elle doit aller. Il ne faut pas faire du fétichisme à ce niveau-là ››. Selon le recteur de l’Uac, les enseignants du supérieur doivent s’inscrire dans une perpétuelle adaptation aux besoins exprimés en société. ‹‹On ne peut pas répéter les mêmes choses en disant ”bon comme moi c’est mon cours là, si on supprime ça, je n’aurai plus de cours”. Ce n’est pas une attitude universitaire ››, a martelé Maxime da Cruz. Mais le recteur de l’Uac est extrêmement prudent quant à la suppression des filières jugées inutiles. ‹‹ (…) on ne supprime pas une offre de formation sans un minimum d’évaluation. On ne dit pas ”j’ai le sentiment que la formation ne sert à rien. Ce n’est pas comme ça non plus qu’il faut procéder. C’est un travail méthodique qui fait intervenir beaucoup de paramètres ››, a analysé le professeur Maxime da Cruz. La suppression d’une filière, dit-il, obéit à un processus rigoureux d’évaluation des normes. ‹‹ Je le dis, on peut décider de mettre de côté une offre. Il faut innover, il faut être constamment à l’écoute des besoins de développement du pays. Il faut que les offres soient en adéquation avec les besoins », a soutenu le recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, le professeur Maxime da Cruz.

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    Fondé depuis 2004, le journal paraît pour la première fois la même année mais s’arrête à 8 numéros seulement.  Il sera repris en 2014  avec une équipe de jeunes journalistes rompus à la tâche.


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