ALERTE :

    Parrainage et Mandat de Talon : Débat sur la Cour Constitutionnelle, Théodore Holo disqualifié - Les Pharaons

    Screenshot_20210113-140218_1610542958353

    Rattrapé par la décision la plus controversée de l’histoire de la Cour Constitutionnelle, Théodore Holo est dans la tourmente. L’Agrégé de Droit Public, fait objet de toutes les attaques sur les réseaux sociaux, depuis sa récente sortie sur les décisions rendues par son successeur dans le cadre de la présidentielle de 2021 au Bénin. En affichant son opposition aux réformes politiques menées depuis 2016 par Patrice Talon, Théodore Holo a déclenché l’ire de l’opinion publique, qui instinctivement lui rappelle un triste évènement dans l’histoire de la Cour Constitutionnelle du Bénin ; la fameuse DCC 15-156 du 16 juillet 2015.

    Au Bénin, le débat sur le parrainage et la prorogation du mandat de Patrice Talon qui occupait l’actualité depuis la réaction du Ministre porte-parole du gouvernement sur l’Emission KALEIDOSCPOE de Bi News a pris une autre tournure. Les deux décisions rendues par la plus haute juridiction en matière constitutionnelle, ont calmé les ardeurs, mais en même temps relancé la polémique. En se déclarant incompétente et en refusant de toucher au parrainage, la Cour Djogbénou a souligné que le pouvoir constituant détenu par le peuple, par voie référendaire et par l’assemblée nationale est souverain dans les conditions et sous le respect des procédures fixées par la constitution. Il ne peut faire, objet de contrôle de constitutionnalité à priori ou à postériori selon la Cour.
    Parmi les pourfendeurs de la Cour Djogbénou, Théodore Holo étale son argumentaire. Malgré ses récriminations, la longue analyse de l’ancien président de la Cour Constitutionnelle, sur la prorogation du mandat, semble ne pas convaincre l’opinion. Beaucoup d’observateurs à Cotonou, ont rejeté les principes énoncés par le Professeur Holo, qui selon un proche un juriste proche de l’Union Progressiste, n’a pas fait preuve d’impartialité. Ce dernier rappelle d’ailleurs, les errements de la cour constitutionnelle sous la mandature Holo et précise que les antécédents de l’Agrégé de Droit Public ne plaident pas en sa faveur. Pour lui, il est disqualifié pour arbitrer ce débat.
    En effet, à la veille de la présidentielle de 2016, la Cour Constitutionnelle du Bénin présidée par Théodore Holo, a interprété à sa manière l’article 44 de la Constitution qui pourtant ne comportait aucune infirmité. Le quatrième tiret de l’article 44 de la loi fondamentale du 11 décembre 1990, stipule que nul ne peut être candidat aux fonctions de la Président de la République s’il n’est âgé de 40 ans lors du dépôt de candidature. En juillet 2015 dans sa décision, Théodore HOLO avait autorisé les citoyens âgés de 39 ans + 1 jour à être candidat. Cette gymnastique de la Cour avait même été perçue comme une révision en catimini de la constitution.
    3 ans plus tard, la Cour Constitutionnelle, va faire un revirement. Joseph Djogbénou est clair. Contrairement à Théodore Holo, sa Cour rejette la thèse de 39 ans plus un jour égale à 40 ans, et annule la décision de la Cour Holo, accusée en 2015 par le magistrat Michel Adjaka, d’installer le Bénin dans une insécurité juridique.
    La décision de la Cour Djogbénou en 2018, est apparue comme une libération, et une justice rendue après les manœuvres de la Cour Holo. En effet, l’ancien ministre des finances de Boni Yayi, Komi Koutché actuellement poursuivi pour fait de corruption, aurait été l’instigateur de cette décision rendue à son profit par la Cour Holo. Interpellé à maintes reprises sur le sujet avant son départ en exil, Komi KOUTCHE n’a jamais fait de commentaire sur le sujet.
    Toutefois, la DCC 15-156 du 16 juillet 2015, est restée comme la tache noire de la mandature Holo, dont les dernières décisions ont été fortement critiquées. La Cour avait même perdu en crédibilité, vers la fin de son mandat avec la démission d’un de ses membres ; une première au Bénin.

    Dios CHACHA



    Qui sommes-nous?

    Les PHARAONS est  un  quotidien béninois paraissant au Bénin , disponible également dans une  version en ligne.

    Fondé depuis 2004, le journal paraît pour la première fois la même année mais s’arrête à 8 numéros seulement.  Il sera repris en 2014  avec une équipe de jeunes journalistes rompus à la tâche.


    Contactez-Nous

    Appelez à tout moment