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    #Bénin/présidentielle 2021 Demande de suppression du parrainage, l’impéritie de l’opposition - Les Pharaons

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    Pour le scrutin présidentiel du 11 Avril prochain, le parti de Boni Yayi continue de prêcher dans le désert quant à la loi sur le parrainage. Pour ‘’Les Démocrates’’, elle est un facteur d’exclusion. Malgré toutes les assurances données par les responsables du pays, cette formation politique, constituée majoritairement de nostalgiques du régime de ‘’La Refondation’’ et de politiciens opposés à la personne de l’actuel chef de l’Etat, refuse d’entendre raison. Un entêtement qui met à nu l’impéritie des pseudo-démocraties.
    Le jeu politique est davantage serré avec le nouveau électoral clairement exigeant à l’égard des acteurs politiques et des prétendants aux fonctions de représentation du peuple. Ainsi, la réforme phare qui bouleverse les habitudes est celle de l’introduction du parrainage des candidats à l’élection présidentielle. Inséré dans la nouvelle Constitution comme un critère de candidature, le parrainage consiste selon le code électoral, pour les candidats à l’élection présidentielle de chercher la caution des élus parlementaires et/ou communaux. Plus précisément, tout candidat à la magistrature suprême, (ainsi que son colistier au poste de vice-président), doit être « parrainé par un nombre de députés et/ou de maires correspondant à au moins 10% de l’ensemble” de ces élus.
    Mais l’opposition, notamment le parti ‘’Les Démocrates’’, n’entend nullement se conformer à cette loi. Appuyé par une petite frange des organisations de la société, il réclame, à cor et à cris, la suppression de cette disposition parce qu’il n’a aucun élu, puisque porté sur les fonts baptismaux il y a quelques mois. Au-delà du caractère incongru de cette exigence sur une loi votée pourtant à l’unanimité des députés, la demande de suppression montre l’inculture de la formation politique de l’ancien président béninois, Boni Yayi.
    Selon la Section II, Article 2.1 du PROTOCOLE A/SP1/12/01 SUR LA DEMOCRATIE ET LA BONNE GOUVERNANCE ADDITIONNEL AU PROTOCOLE RELATIF AU MECANISME DE PREVENTION, DE GESTION, DE REGLEMENT DES CONFLITS, DE MAINTIEN DE LA PAIX ET DE LA SECURITE, « Aucune réforme substantielle de la loi électorale ne doit intervenir dans les six (6) mois précédant les élections, sans le consentement d’une large majorité des acteurs politiques ». Or sur l’ensemble de la classe politique, le consensus est très loin d’être établi car uniquement les partisans de Boni Yayi réclament la suppression de la loi sur le parrainage. De plus, la demande du parti d’opposition viole de façon flagrante le Protocole de la Cedeao, qui est considéré comme « une Constitution régionale » par les pays membres. « Le protocole est ainsi à la fois une bonne base et une source de légitimation de l’entreprise de l’adoption de normes et standards en matière électorale dans la région ouest africaine. Cela peut se révéler d’autant plus réalisable si l’on sait qu’il y a ailleurs dans le continent des expériences concluantes d’harmonisation des normes et pratiques électorales », ont écrit Ismaila Madior Fall et Alioune Sall, Agrégés des Faculté de droit, Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université Cheikh Anta Diop.
    Une invite indirecte au respect des lois par l’opposition béninoise.

    Dios CHACHA



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