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    Bénin/ Politique Une demande de Yayi jugée « non négociable » et peu « raisonnable » - Les Pharaons

    orden alla

    Une semaine après l’inédite rencontre entre l’ancien Président de la République, Boni Yayi, et son successeur, le Président Patrice Talon, l’un des points discutés suscite moult réactions. Dans le camp de la mouvance, la plaidoirie de Boni Yayi pour la libération des détenus politiques et le retour des exilés politique ne passe pas chez tous les acteurs. Deux députés, l’un du parti Union Progressiste ( UP), et l’autre du parti Bloc Républicain ( BR) ont réagi sur la question ces dernières heures. Il s’agit de Orden Alladatin, député UP et président de la commission des lois à l’Assemblée Nationale; et du député BR, Abdoulaye Gounou, président du groupe parlementaire BR à l’Assemblée Nationale. Selon un média local en ligne qui évoque une interview dans le magazine Jeune Afrique, le député Orden Alladatin a jugé « non négociable » la demande de remise en liberté des prisonniers politiques telle que formulée par l’ancien président Boni Yayi le 22 septembre dernier. Le président de la commission des lois à l’Assemblée Nationale, rapporte le média, est resté dubitatif sur la suite à donner aux demandes de Boni Yayi, notamment, la libération de Joël Aïvo et Reckya Madougou. « Demander l’ingérence du président de la République dans des procédures judiciaires ? C’est non négociable », a-t-il soutenu. Pas question non plus d’espérer une amnistie de la part du Président de la République, Patrice Talon. Le député soutient que « seul le Parlement peut le faire ». Le même média en ligne précise que la posture du député Orden Alladatin a été celle partagée par son collègue, Abdoulaye Gounou du parti Bloc républicain. Selon lui, cette demande de l’ex-président de la République n’est pas « raisonnable ». Abdoulaye Gounou a tenu à faire une classification. « Certains parmi eux [ exilés et détenus politiques, Ndlr], ont de vraies difficultés avec la justice, certains ont siphonné les fonds publics et il y a des preuves de cela », a affirmé le député Abdoulaye Gounou. Les deux parlementaires sont ainsi peu favorables à une opération ” table rase du passé” et veulent que la justice vide les procès en cours. Plusieurs acteurs politiques présumés impliqués dans les violences électorales ont été mis aux arrêts dans le cadre de la présidentielle d’avril 2021. Les plus connus sont Joël Aïvo et Reckya Madougou, candidats n’ayant pu réunir toutes les pièces pour participer au scrutin présidentiel. Dans la foulée, la crise politique s’est muée en crise électorale avec des débats matériels et des pertes en vies humaines.

    Dios CHACHA



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