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    Bénin/ Libération de Réckya Madougou et Joël Aïvo « Des discutailleries » : Orden Alladatin réagit à la polémique et met en garde - Les Pharaons

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    Voué aux gémonies depuis ses déclarations sur les sollicitations du président Boni Yayi visant la libération de Réckya Madougou et Joël Aïvo, le député Orden Alladatin s’est agacé de l’impression de flou qu’ont voulu entretenir certains journalistes sur ses propos exploités dans les colonnes du journal Jeune Afrique. Selon lui, il s’agirait des « discutailleries » qui entravent la réalisation des grands enjeux de développement.
    Sur le plateau de Bi News ce dimanche, le président de la commission des lois de l’Assemblée nationale a évoqué un contraste absolument saisissant et fécond entre ses propos publiés dans les colonnes du journal Jeune Afrique et ceux relayés par certains journalistes de la presse locale. En effet, le député avait affirmé aux journalistes de Jeune Afrique que « l’ingérence qu’il juge non négociable est celle du président de la République dans les affaires judiciaires » alors que certains journalistes locaux ont publié des contenus titrés « Orden Alladatin juge non négociable la libération de Réckya Madougou et de Joël Aïvo ». « C’est osé d’écrire des choses comme celles-là. La prochaine fois, je ne laisserai plus faire ça. Nous avons des enjeux plus grands que ces discutailleries. J’ai appelé deux directeurs de publication qui m’ont dit qu’ils n’ont pas lu ce qu’a écrit le journaliste de Jeune Afrique », s’est-il indigné.
    Si le député s’est offusqué de cette « grave » déformation de ses propos, il n’a pas manqué de préciser ses dires. En effet, « on ne peut pas envisager une immixtion du président de la République dans le judiciaire. En le disant, je n’ai rien dit de nouveau. Dans notre ordonnancement juridique, le président de la République ne peut pas amnistier, il n’y a que le parlement qui puisse amnistier au Bénin », a-t-il insistant. Selon lui, si la voie de l’amnistie n’est pas emprunte, d’autres issues sont envisageables. « Etant attendu que l’affaire n’est pas encore jugée, poursuivit-il, ou bien on laisse la justice faire son travail et dans ce cas deux issues sont possibles : il y a la justice qui pourrait déclarer non coupables les intéressés et il y a celle qui pourrait les condamner. Si la condamnation devient définitive, le président de la République peut user de sa grâce présidentielle. Mais faudrait-il encore que la décision soit définitive c’est-à-dire que les intéressés ne fassent pas appel, auquel cas il faudra attendre la décision définitive ».

    Dios CHACHA



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