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    Bénin/ politique « L’opposition ne fait plus rêver…», Gildas Aïzannon sur la crise des démissions - Les Pharaons

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    La réforme du système partisan est à l’épreuve du temps. La crise des démissions qui frappe de plein fouet les partis politiques, et notamment ceux de l’opposition suscite des réactions diverses et controversées. Ces dernières semaines, la Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), parti dirigé par Paul Hounkpè, Chef de file de l’opposition béninoise, a été particulièrement secoué par une vague de démissions en cascade. Des élus communaux, maires, des cadres, des responsables du bureau politique, des responsables des coordinations communales et des militants ont claqué la porte du parti Fcbe dans plusieurs circonscriptions électorales. Invité sur l’émission Diagonale de la chaîne numérique Bi-News ce week-end, Gildas Aïzannon, Coordonnateur du mouvement politique « Forces Nouvelles» résolument engagé aux côtés du Président Patrice Talon, a réagi. Gildas Aïzannon a été Secrétaire général adjoint du parti Udbn pendant plusieurs années. Fort de son expérience, l’invité de l’émission Diagonale estime que cette crise des démissions ne doit pas étonner. « Les partis politiques, ce sont des regroupements humains et nulle part la réforme du système partisan n’a fait obligation à un individu de rester enfermé même s’il n’est pas d’accord, de subir», a fait savoir Gildas Aïzannon pour qui, « il y a toujours la liberté de dire, je ne me sens plus à l’aise, je me sens trahi où on manage mal mes intérêts et on ne me respecte pas au sein du groupe.». Des raisons, dit-il, qui peuvent amener les militants à démissionner. Le Coordonnateur du mouvement Forces Nouvelles fait remarquer qu’il y a aussi un problème au niveau de la « culture du militantisme». Cette culture du militantisme, dira-t-il, n’est pas encore très assise au sein des partis politiques qui ne comptent pas assez de militants. Avec la réforme du système partisan, Gildas Aïzannon fait savoir que « beaucoup se sont mis ensembles sans se connaître». Ce qui justifie à son avis les bouleversements qui finiront par se calmer avec le temps. « Les gens comprendront qu’il n’est pas utile de naviguer d’un parti à un autre », a dit Gildas Aïzannon. À Copargo et à Savalou, des élus Fcbe démissionnaires ont fait leur adhésion aux deux blocs politiques de la mouvance que sont l’UP et le BR. Beaucoup y voient des manœuvres du pouvoir pour fragiliser encore plus l’opposition. Erreur ! Dira, Gildas Aïzannon sur l’émission Diagonale de Bi-News ce week-end. « C’est trop facile que de voir la main du pouvoir en place derrière tout. (…) C’est vrai que l’instinct de conservation du pouvoir fait que ça travaille en politique. Mais très honnêtement, je crois que les problèmes actuels de l’opposition découlent aussi de sa capacité à s’organiser», a laissé entendre Gildas Aïzannon qui s’interroge sur la « crédibilité » des leaders de l’opposition aux yeux du peuple béninois. Les acteurs de l’opposition, dit-il, devrait avoir un projet alternatif plus séduisant. « Est-ce que ceux que nous avons aujourd’hui, face à l’artillerie lourde déployée par le Président Patrice Talon, est-ce que ceux là encore résistent’? Est-ce qu’ils animent la vie politique ? Quelle est l’offre qu’ils proposent? Au niveau des grands enjeux, les grands débats du moment, est-ce qu’on entend encore l’opposition ? » s’est interrogé Gildas Aïzannon qui finit par tirer une hypothèse explicative des démissions notées : « Peut-être que de plus en plus, l’opposition ne fait plus rêver et que certains acteurs (…) voyant que l’opposition ne fait plus rêver, voyant que l’opposition n’ayant plus une grande connexion avec l’électorat, ces acteurs là se repositionnent». L’ancien conseiller technique aux médias au Ministère de la Communication et de la Poste, Gildas Aïzannon, conclut en disant que la politique n’est pas un « fleuve tranquille».

    Dios CHACHA



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