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    [ DIAGONALE] Fusion UDBN - BR Gildas Aïzannon parle d’une « urgence » ignorée et d’un « doute » enfin levé sur Claudine Prudencio - Les Pharaons

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    L’émission Diagonale de la chaîne numérique Bi-News a reçu ce week-end, Gildas Aïzannon, ex- secrétaire général adjoint du parti Union démocratique pour un Bénin nouveau (Udbn), ex-conseiller technique aux médias au Ministère de la Communication et de la Poste ; Coordonnateur du mouvement politique « Forces Nouvelles ». Face aux journalistes de la première audience numérique, Gildas Aïzannon est revenu sur la récente fusion de son ancien parti Udbn au Bloc Républicain. Depuis sa démission courant avril 2020 du parti Udbn, Gildas Aïzannon fait savoir que ses nouvelles fonctions de Coordonnateur du mouvement « Forces Nouvelles » ne l’ont pas empêché d’avoir un regard sur la dynamique en cours dans l’espace politique. Réagissant à la fusion des parti Udbn et BR, l’invité de l’émission Diagonale soutient qu’il ne versera pas dans un « triomphalisme » quand bien même cette décision de fusion avait été portée par lui au moment où il était encore au sein de l’Udbn. « Le plus important, c’est que la vision chère au Président de la République et de plus en plus à l’ensemble de la classe politique béninoise d’aboutir à des blocs solides capables d’avoir un ancrage sur l’ensemble du territoire national pour porter des projets de société capables d’aider nos populations à voir leurs situations économiques et sociales s’améliorer, cette vision est entrain d’être comprise par la plupart de nos acteurs politiques.», a d’abord fait savoir Gildas Aïzannon. Après l’adoption de la charte des partis politiques et la réforme du code électoral, Gildas Aïzannon rappelle qu’en 2018, « il était indiqué que beaucoup d’acteurs puissent se discipliner en entrant dans les blocs». Évoquant des « considérations personnelles à l’Udbn», Gildas Aïzannon explique qu’en dépit des « suggestions modestes » d’aller à la fusion, l’idée n’avait pas prospéré. Le coordonnateur du mouvement Forces Nouvelles estime qu’il n’était pas évident pour son ancien parti Udbn de sauter les verrous posés dans les lois après la réforme du système partisan. « Nous avons modestement souhaité à l’époque qu’on puisse entrer dans l’un des grands blocs soutenant les actions du Chef de l’État, bon, ça n’avait pas prospéré (…) Mais le plus important aujourd’hui c’est qu’on ait compris qu’il faut venir dans les blocs , renforcer les blocs et se faire valoir », a dit Gildas Aïzannon. Selon certains observateurs, le refus du parti Udbn de se fondre, à l’époque, dans les blocs politiques, était un caprice politique. Mais pour Gildas Aïzannon, les chefs de partis politiques ont leurs calculs qui malheureusement ne sont toujours pas justes. « Peut-être que dans le temps, l’Udbn n’avait pas vu juste, peut-être que la présidente ( Claudine Afiavi Prudencio) voulant continuer dans sa vision de promotion de la femme, de faire en sorte que le leadership féminin ne soit pas enrayé de l’échiquier politique national, peut-être qu’on s’est beaucoup trop attaché à cet idéal pour ne pas aller véritablement vers cette urgence ( de la fusion, Ndlr). C’était une urgence, les textes nous contraignaient, mais on a voulu s’accrocher à un idéal. Il fallait peut-être plus faire preuve de réalpolitique en acceptant, surtout qu’on est de la majorité présidentielle, aller avec les autres.», a analysé Gildas Aïzannon. Pour l’ancien secrétaire général adjoint du parti Udbn, l’adhésion à un bloc à l’époque aurait eu un mérite. « Cela aurait eu le mérite, je suis sûr, de permettre à ce que les cadres de l’Udbn, la présidente de l’Udbn, les militants de l’Udbn, ils auraient pu davantage participer à la gestion du pouvoir politique aux côtés du Président Patrice Talon. Cela aurait eu le mérite de lever très tôt certains doutes qu’on a pu avoir sur l’Udbn et pourquoi pas sur sa présidente. Elle se bat beaucoup, elle s’échine beaucoup, mais lorsque à un moment donné le patron d’une majorité indique un chemin à suivre et que on a envie de détenir soi-même sa machine, on peut vous prêter des intentions surtout si vous êtes aussi une puissance économique, on peut penser que vous avez des arrières pensées, que vous ne voulez pas vous aligner (…) Ça pouvait être perçu comme un affront», a laissé entendre Gildas Aïzannon, Coordonnateur du mouvement Forces Nouvelles ; mouvement politique soutenant les actions du Président de la République Patrice Talon. En décidant de fusionner la « machine personnelle qu’on appelle Udbn» au Bloc Républicain, Gildas Aïzannon pense que ses anciens camarades ont tiré les leçons surtout après l’échec des 2% de voix obtenues lors des élections communales de 2020. « Je pense que nous sommes tous revenus à la raison. La raison voulait qu’on puisse conjuguer les efforts », s’est exclamé Gildas Aïzannon. « Je suis tout aussi peiné que jbeaucoup de sympathisants de l’Udbn. Le score 2% à l’échelle nationale n’a pas forcément réjoui la présidente Claudine Afiavi Prudencio (…) Mais c’est une expérience. Aujourd’hui c’est plus utile pour montrer aussi à d’autres personnes que nous avons tous intérêt à revenir rapidement à l’idée de grands blocs. Elle est revenue dans ce sillage, bravo (…)», a fait savoir Gildas Aïzannon qui espère que les cadres de l’Udbn sauront faire valoir leurs places au sein du Bloc Républicain.

    Dios CHACHA



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