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    Loi sur l’avortement « Jeûne et prière ». L’église Catholique nourrit l’espoir d’un retour à la sacralité de la vie - Les Pharaons

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    Ce vendredi 29 octobre 2021, à l’initiative de la Conférence Épiscopale du Bénin, une journée de jeûne et prière consacrée exclusivement à la défense de la vie a été observée sur l’ensemble du territoire national en réponse à l’adoption de la loi n°2021-13 du 20 octobre 2021 modifiant et complétant la loi n°2003-04 du 03 mars 2003 relative à la santé sexuelle et à reproduction en République du Bénin. Pour l’église, l’avortement est un « acte inhumain qui détruit la vie» et sa légalisation entretient une « culture de la mort». Pour l’église catholique qui exprime un « profond regret » et une « grande déception » suite à l’adoption de cette loi qui légalise l’avortement au Bénin, la journée de jeûne et prière vise à demander l’éclairage de Dieu. C’est ce qu’a laissé entendre l’abbé Éric Okpéitcha, Chargé de Communication de la Conférence Épiscopale du Bénin ce 31 Octobre 2021 sur l’émission Diagonale de la chaîne numérique Bi-News TV. « L’église est sur le plan moral et religieux. Lorsqu’il y a des difficultés, lorsqu’il y a des problème sérieux, l’homme religieux s’en remet d’abord à Dieu. Donc jeûne et prière, c’est pour dire que Seigneur, nous sommes dans une situation difficile, nous avons peur que des vies innocentes soient sacrifiées, soient tuées ; tu nous as confié la vie comme don et nous en rendrons compte un jour, maintenant voilà la situation, aides nous. C’est d’abord un acte d’intercession pour appeler au secours», a expliqué l’abbé Éric Okpéitcha pour qui, les prophètes, dans la Bible, ont l’habitude de convoquer des journées de prière et de jeûne en cas de catastrophe nationale, en cas de désastre. Il s’agit, dit-il, d’un « jeûne prophétique» que la Conférence Épiscopale du Bénin a lancé pour dire à Dieu d’épargner son peuple de cette culture de la mort. « Rien n’est impossible à Dieu. Ce qui est impossible pour nous, ce qui semble un échec pour nous, Dieu peut en faire ce qu’il veut parce que Dieu est le souverain maître des peuples et des nations. Donc on s’en remet à lui. C’est ça le sens de la prière et du jeûne. Non seulement ça, on attire l’attention des fidèles sur la vie, le respect de la vie, le caractère sacré de la vie.», a expliqué l’abbé Éric Okpéitcha. À l’en croire, il s’agit ainsi d’un effort de conscientisation que l’église mène pour éveiller la conscience des citoyens sur le fait que la vie est sacrée. Le jeûne, poursuit-il, n’a pas une vision politique. « Le jeûne est d’abord spirituel, ensuite, nous demandons à travers ce jeûne là, que Dieu éclaire la conscience des uns et des autres pour le retour au respect de la vie, pour le retour au respect du commandement divin qui dit, tu ne tueras pas, qu’il n’y a pas d’excuses pour tuer.», a expliqué l’abbé Éric Okpéitcha. La loi sur la légalisation de l’avortement au Bénin devra encore passer par le moule de la Cour Constitutionnelle avant sa promulgation par le Président de la République Patrice Talon. La journée de jeûne et prière initiée par la Conférence Épiscopale du Bénin viserait elle à mettre une pression sur les acteurs politiques afin que la loi soit rapportée ? À cette question, l’abbé Éric Okpéitcha évoque l’incommensurable pouvoir de Dieu. « Rien n’est impossible à Dieu. Si Dieu parle aux cœurs des uns et des autres pour un retour au respect de la sacralité de vie, bénis soit son nom !», a répondu l’invité de l’émission Diagonale de la chaîne numérique Bi-News. Selon le chargé de communication de la Conférence Épiscopale du Bénin, il n’y a pas de modernité à rechercher dans la légalisation de l’avortement. « D’autres nations l’ont fait avant nous, on voit le déclin moral, le déclin même de la population, et ces peuples là ont peur pour leur avenir. C’est maintenant que l’Afrique a besoin des bras valides, des gens intelligents qui sont éduqués pour faire développer l’Afrique. (…) Cherchons à évoluer en tenant compte de qui nous sommes, nous sommes des peuples africains, une culture profondément religieuse, tenons compte de cela et nous aurons un développement qui va nous arranger.» a conclu l’abbé Éric Okpéitcha.

    Dios CHACHA



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