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    Sur Bi News: El Farouk Soumanou relève la mauvaise foi des démissionnaires - Les Pharaons

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    Propulsé au-devant de l’actualité par une série de démissions des responsables politiques et autres militants à la base ces dernières semaines, le parti d’opposition Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) n’est nullement ébranlé. C’est l’argumentaire développé par El Farouk Soumanou, Secrétaire national à la jeunesse du parti Fcbe, ce week-end sur l’émission Diagonale de la chaîne numérique Bi-News. Le parti Fcbe a été secoué ces dernières semaines par une crise de démissions. Le secrétaire exécutif national adjoint du parti Fcbe, Théophile Yarou a démissionné ; le secrétaire exécutif national adjoint à l’économie numérique, Dr. Laurent de Laure Faton a aussi démissionné ; le coordonnateur de la 22è circonscription électorale , Clément Koutchadé a aussi claqué la porte. À Copargo, mairie sous le contrôle du parti Fcbe, ce sont tous les conseillers municipaux qui ont démissionné pour rejoindre le parti UP. Toujours dans la même commune, les membres de la coordination communale Fcbe ont démissionné pour rejoindre le parti Bloc Républicain. À Savalou un bloc de 7 conseillers communaux Fcbe a aussi démissionné pour adhérer au parti Union Progressiste, etc. Selon nombre d’observateurs, ces démissions en cascade sont comme une hémorragie inarrêtable sur un tableau clinique sombre qui engage le pronostic vital du parti Fcbe. D’ailleurs, un discours similaire est tenu par les anciens responsables Fcbe qui sont allés créer le parti La Nouvelle Alliance (Lna) juste après leur démission. Il n’en est de rien, déclare El Farouk Soumanou. Le secrétaire national à la jeunesse du parti Fcbe ne reconnaît même pas une crise au sein de son parti. « Pour nous autres, il n’y a aucune crise au sein du parti Fcbe. La seule crise que le parti Fcbe a connue reste celle de 2019 qui a vu le départ de son ex-président d’honneur et certains membres du bureau exécutif national. Si vous parlez de démissions, je crois que les démissions ne constituent pas pour nous une crise. Les gens viennent librement dans le parti, si à un moment donné ils estiment que le parti ne répond plus à leur vision politique, c’est de leur devoir, dans un parti démocratique comme la Fcbe, c’est de leur droit de demander à partir et d’aller faire d’autres expériences », a laissé entendre El Farouk Soumanou réagissant aux récentes démissions notées au sein de sa formation politique. S’il y a crise de démissions, ironise t-il, c’est qu’il y a alors une crise de démissions dans tous les partis politiques. El Farouk Soumanou donne l’exemple des démissions de membres fondateurs des deux grands blocs de la mouvance à savoir l’Union Progressiste (UP) et le Bloc Républicain (BR). Sur le cas de la commune de Copargo, El Farouk Soumanou nuance les discours des des élus communaux démissionnaires et fait savoir que le 23 octobre, les militants à la base ont réaffirmé leur soutien au parti Fcbe à Djougou. À Copargo, dit-il, ce n’est pas toutes les structures du parti Fcbe qui ont démissionné. Les conseillers Fcbe de Copargo avaient justifié leur adhésion au parti UP par les bons résultats à l’actif du Président de la République Patrice Talon. Selon El Farouk Soumanou, « cela montre que ces conseillers n’étaient pas des militants». Il faut, argumente-t-il, faire une différence entre les militants et les délectants. « Le militantisme a déserté le forum. Sinon, comment comprendre qu’on puisse quitter d’un parti de l’opposition et joindre les deux pieds dans la mouvance et estimer que c’est parce que le chef de l’État réalise des choses comme si le chef de l’État travaillait en tenant compte de la couleur politique des communes. Non, le chef de l’État a, à travailler pour tout le pays. C’est une obligation. Quand les élections sont terminées, le président est élu, il est le président de tous les Béninois», a fait savoir El Farouk Soumanou qui réfute la pertinence de la raison évoquée par ses ex-camarades politiques Fcbe de la commune de Copargo. Sur les cas des responsables du bureau politique, le secrétaire national à la jeunesse du parti Fcbe fait savoir qu’ils avaient été suspendus pour des actes de violation des textes du parti suite à la désignation du duo candidats Alassane Soumanou Djimba et Paul Hounkpè à la dernière élection présidentielle. « Il n’y a pas eu de vice de procédure dans la désignation du duo », a soutenu El Farouk Soumanou pour qui, les responsables du bureau politique suspendus avaient préféré entrer dans une « fronde ». Suspendus pour trois mois pour les uns et jusqu’à nouvel ordre pour les autres, ces responsables politiques ont préféré aller créer un nouveau parti. C’est de l’ordre normal des choses, selon El Farouk Soumanou pour qui, cela ne suffit pas pour parler d’une crise au sein du parti Fcbe. « Ça me fait sourire », a lancé El Farouk Soumanou réagissant aux critiques formulées contre le secrétaire exécutif national (Sen) du parti Fcbe Paul Hounkpè. « Il n’y a pas de pensée unique, toutes les décisions prises par Paul Hounkpè sont discutées au niveau du bureau politique », a martelé El Farouk Soumanou. Selon lui, il n’y a aucune mauvaise gestion financière au sein du parti Fcbe. L’invité de l’émission Diagonale soutient par ailleurs que les textes incriminés relèvent d’une question d’interprétation sur laquelle les démissionnaires n’arrivent pas à accorder les violons avec le bureau politique. À Savalou, les 7 conseillers communaux Fcbe démissionnaires estiment que depuis la tenue des élections présidentielles, toutes les décisions prises par le parti Fcbe l’ont été sans aucune concertation. Le parti les aurait abandonné à leur sort. Là-dessus, El Farouk Soumanou, fait savoir que ceux qui pensent que la politique est un job à faire du lundi au dimanche se trompent. « Un parti politique, il y a des moments de joutes électorales, il y a des moments de pause, d’observation, d’analyse et de préparation. Dans les moments de pause, d’observation, d’analyse et de préparation, ce n’est pas tous les militants, ce n’est pas tous les conseillers qui sont associés. Il y a un bureau politique si dirige le parti qui est chargé de faire des réflexions, de prendre des décisions et de porter la décision au niveau du bureau exécutif national qui l’adopte et qui est chargé de communiquer la décision au niveau des structures décentralisées», a expliqué El Farouk Soumanou. Selon lui, les conseillers se sont donnés une certaine posture que les textes ne prévoient pas malheureusement. « Les textes du système partisan ni même de Fcbe ne connaissent pas une association de conseillers », a laissé entendre El Farouk Soumanou selon qui le parti a juste pris le temps d’analyser son parcours après les élections communales et présidentielles à l’occasion desquelles il a eu des résultats diversement appréciés. Selon le secrétaire national à la jeunesse du parti Fcbe, ce temps d’analyse qui a duré 6 mois permet d’entrevoir les prochaines élections législatives de 2023. Le parti Fcbe n’a jamais abandonné les militants, a martelé pour finir El Farouk Soumanou.

    Dios CHACHA



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