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    Bénin/Société : « Je ne peux pas être sorcier », Florent Eustache Hessou réagit aux attaques sur la toile - Les Pharaons

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    Un sujet de doctorat atypique, une brillante thèse soutenue devant un jury international et une polémique qui ne s’estompe pas. Traité de sorcier par une partie de l’opinion depuis sa soutenance de thèse portant sur la « Représentation sociale de la sorcellerie (Azé) chez les Fon au Sud du Bénin», Dr. Florent Eustache Hessou n’a pas gardé sa langue dans la poche. Ce week-end, le socio-anthropologue qui vient d’accéder au grade de docteur dans sa science a répondu à ses détracteurs. Sur les réseaux sociaux, on lui attribue le titre de docteur en « Azétologie » ou de docteur en sorcellerie. Il n’en est rien du tout, dira le socio-anthropologue qui répond avec clarté aux questions de Joël Tchogbé et Paul Danongbé. « Je ne peux pas être sorcier. Si je suis sorcier, je ne peux pas faire le travail scientifique. Ça veut dire que je vais être lié à une secte, je vais être lié à une confrérie. C’est des gens qui sont liés par le silence. Lorsque tu es initié, tu ne peux pas te mettre à parler. C’est comme d’autres sectes, c’est comme d’autres ordres. Lorsque tu es dedans, tu ne peux venir publiquement même en parler. Ce n’est pas possible », a expliqué le docteur Florent Eustache Hessou. Trêve de polémiques donc pour ceux qui ne cessent de l’appeler Docteur en Azétologie ou de docteur en sorcellerie. « Ce qui m’a laissé la liberté de faire mon travail, c’est que je ne suis pas initié», a martelé Florent Eustache Hessou. À l’en croire, les premiers initiés lui ont défendu de ne pas s’aventurer sur le chemin de l’initiation ou de l’intégration dans le monde des sorciers. Le chercheur a donc gardé ses distances vis-à-vis du monde de la sorcellerie afin d’explorer les représentations sociales des cibles sur le sujet. « Mon sujet , ce n’est pas comment est-ce que les gens mangent la viande là-bas, comment ils vont dans l’iroko, comment est-ce qu’ils volent. Non. Mon sujet, c’est les représentations sociales. Ça veut dire, le béninois lambda, le journaliste, la vendeuse de tomate, etc comment ils se représenten la sorcellerie. C’est ça mon travail. », a clarifié Florent Eustache Hessou. Cet angle de collecte des données a permis au chercheur de découvrir qu’il y a beaucoup de préjugés dans le rang des profanes qui ignorent que « la sorcellerie est une bactérie de connaissances qu’on peut utiliser pour le développement». Le socio-anthropologue est clair : « Il n’y a pas de docteur en Azétologie, je ne suis pas azétologue. Il n’y a pas de doctorat en sorcellerie, donc je ne suis pas docteur en sorcellerie. Je suis docteur en socio-anthropologie du développement ». Aussitôt consacré docteur en socio-anthropologie, Florent Eustache Hessou a annoncé la création très prochaine d’une école de sorcellerie. Alors qu’il soutient vouloir mettre cette école à contribution pour déconstruire toute la charge négative adossée au concept de la sorcellerie, sur la toile l’idée est aussi incomprise. Selon l’invité de l’émission Diagonale, une école de sorcellerie existe déjà en Afrique du Sud. Il s’agira pour lui d’aller faire un travail d’exploration très bientôt. Ce projet de création d’une école de sorcellerie ,dit-il, est l’une des idées fondatrices de son sujet de doctorat.http://www.youtube.com//BiNews229?sub_confirmation=1

    Dios CHACHA



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