Delphine Wespiser veut agir face aux fausses informations qui circulent au sujet de son compagnon, Roger Erhart. Atteint d’un cancer, il a été présenté à tort comme mort dans des publications diffusées sur les réseaux sociaux, accompagnées de faux avis d’obsèques et d’informations erronées sur son état de santé. Selon son avocat, Me Tom Michel, ces contenus auraient été créés à l’aide de l’intelligence artificielle.
La chroniqueuse télé et Miss France 2012 a raconté sur Instagram la violence de cette annonce mensongère, alors que Roger est vivant et à ses côtés. Le couple, ensemble depuis une dizaine d’années, traverse déjà l’épreuve de la maladie. Recevoir des appels et des condoléances à la suite de ces publications ajoute une inquiétude difficile à supporter. La plainte annoncée vise à tenter d’enrayer leur diffusion et à protéger l’image de Roger Erhart, mais aussi à faire face à une forme de désinformation qui prend une dimension très personnelle.
Delphine Wespiser veut porter plainte contre les fausses informations
Dans un communiqué transmis à l’AFP, l’avocat de Delphine Wespiser dénonce des publications particulièrement éprouvantes pour le couple. Certaines prétendent annoncer le décès de Roger Erhart ; d’autres évoquent de prétendues obsèques ou avancent des éléments inexacts sur sa santé. Leur circulation suscite des réactions bouleversées et des condoléances adressées aux proches, alors même que l’annonce est fausse.
La démarche judiciaire annoncée cherche à faire cesser cette diffusion et à mettre en cause les auteurs des contenus. Pour Delphine Wespiser, le problème ne se limite pas à une rumeur en ligne : chaque partage peut raviver l’angoisse de proches confrontés à une maladie grave. La plainte entend donc répondre à des publications dont les conséquences dépassent largement l’écran.
Une épreuve supplémentaire pour le couple face au cancer
Sur Instagram, Delphine Wespiser a expliqué combien il était difficile d’apprendre que la mort de son compagnon était annoncée alors qu’il se trouvait auprès d’elle. Elle a aussi évoqué le poids de ces fausses nouvelles dans un quotidien déjà marqué par le combat contre le cancer, où chaque journée demande du courage et de l’espoir.
Les appels et les messages de condoléances reçus par le couple donnent une mesure concrète des dégâts. Même lorsqu’une information est démentie, sa circulation peut semer le doute et imposer aux proches de rassurer leur entourage. Dans cette situation, la viralité transforme une rumeur en source d’angoisse durable.
Intelligence artificielle et désinformation sur les réseaux sociaux
Selon la défense de Delphine Wespiser, les faux contenus auraient été générés par l’intelligence artificielle. Leur apparence peut leur donner une crédibilité trompeuse, surtout lorsqu’ils reprennent les codes d’un avis de décès ou d’une annonce d’obsèques. La technologie est mise en cause ici pour la création de publications mensongères ; les éléments communiqués ne permettent pas de les qualifier de deepfake vidéo.
Le mot « deepfake » est souvent associé aux images ou aux vidéos manipulées, mais le cas dénoncé repose sur de fausses annonces et des informations inventées. Quelle que soit la forme du contenu, le mécanisme est le même : provoquer une réaction, puis profiter de la rapidité des partages avant que les faits soient vérifiés. Pour les personnes visées, la protection de l’image devient aussi une question de dignité et de tranquillité.
La plainte annoncée pour freiner la diffusion des contenus
Me Tom Michel a fait savoir que Delphine Wespiser allait déposer plainte afin de tenter de stopper la circulation de ces publications et de viser leurs auteurs. La démarche intervient alors que les fausses annonces continuent, selon son communiqué, à provoquer des appels et des condoléances. L’enjeu est autant de faire retirer les contenus que de rappeler qu’une information partagée en ligne peut toucher directement une famille.
Dans un contexte où l’IA facilite la fabrication de contenus trompeurs, la prudence des internautes compte aussi : vérifier une annonce avant de la relayer peut éviter d’amplifier la désinformation. Pour Delphine Wespiser et Roger Erhart, la priorité reste de traverser la maladie loin de ces annonces mensongères, tandis que la procédure annoncée doit désormais donner une suite à leur dénonciation.