L’école de football de l’Entente Naurouze-Labastide a lancé sa saison le 19 septembre avec des plateaux à Bram, Alzonne et Montréal. Des premiers matchs pour les U6 à U11, où les résultats ont compté moins que l’envie de jouer, les progrès et le plaisir de se retrouver sur le terrain.
La journée a notamment souri aux U10-U11 d’Anthony. Diminués par des blessures et des absences, les jeunes Verts ont accroché le GFPLM (1-1), avant de battre Montréal (3-2). Mais pour leur entraîneur, la réussite se mesure aussi à l’engagement, à la solidarité et au soutien entre coéquipiers : se battre sur chaque ballon, quel que soit le score, voilà le message transmis aux enfants.
Une rentrée encourageante pour l’école de football de l’ENL
À Bram, les trois équipes U6-U7 ont alterné victoires et défaites dans une matinée riche en découvertes. Une équipe a connu davantage de difficultés, sans que cela entame l’enthousiasme des enfants : ils ont continué à jouer, à essayer et à encourager leurs partenaires.
Pour ces jeunes joueurs, apprendre le sport scolaire, c’est aussi découvrir les règles du jeu collectif. La persévérance et le respect prennent forme dans des gestes simples : revenir défendre, faire une passe à un copain ou accepter un résultat sans renoncer à l’effort.
Des U6-U7 combatifs dès leurs premiers plateaux
Les résultats ont varié, mais les plus jeunes de l’ENL ont affiché une belle envie de participer. Pour les éducateurs, cette première étape permet surtout d’observer les progrès et d’installer des repères, sans réduire la journée au tableau des scores.
Le football devient alors un terrain d’apprentissage du dépassement de soi. Même lorsqu’une équipe traverse un moment plus compliqué, l’énergie de ses partenaires peut l’aider à repartir : c’est déjà une première leçon de coopération.
Les U8-U9 trouvent leurs repères à Alzonne et Montréal
Pour leur premier plateau à Alzonne, les deux équipes U8-U9 ont découvert le jeu ensemble. Malgré le manque d’habitudes communes, les enfants ont rapidement pris leurs marques et affiché un état d’esprit apprécié par leurs éducateurs, Julien et Frédéric.
Cette rentrée avait une portée particulière pour le club. Après plusieurs mois de préparation, voir deux équipes de cette catégorie entrer en jeu concrétisait le travail mené autour de l’école de football. Les jeunes ont ensuite poursuivi leur apprentissage lors d’un deuxième plateau à Montréal, dans la continuité de cette première expérience.
Le collectif avant les automatismes
À cet âge, jouer avec de nouveaux partenaires demande autant d’attention que de technique. Lever la tête, se rendre disponible et partager le ballon sont des réflexes qui se construisent progressivement, au fil des rencontres et des consignes des éducateurs.
Cette logique de pratique accessible se retrouve dans d’autres disciplines collectives, comme le développement du flag football en Bretagne. Quel que soit le format, l’apprentissage passe par la place accordée à chacun et par le plaisir de jouer ensemble.
U10-U11 : un nul et une victoire malgré les absences
À Montréal, les U10-U11 ont commencé leur saison avec un effectif réduit par des blessures et des absences. Plusieurs enfants disputaient aussi leur premier match de football à huit, mais le groupe a tenu son rang face au GFPLM et obtenu un nul, 1-1.
Dominateurs en première période, les jeunes de l’ENL ont ouvert le score grâce à Louis Adam. Le GFPLM a rééquilibré la rencontre après la pause et fini par égaliser, offrant aux deux équipes une première opposition disputée et riche en enseignements.
La solidarité se confirme sur le terrain
La deuxième rencontre a permis aux Naurouziens de repartir avec une victoire, 3-2 contre Montréal. Louis Adam a marqué de nouveau et Lorenzo Ramilson a inscrit un doublé. Au-delà des buts, ces deux matchs ont donné au groupe l’occasion de gagner en confiance et de s’adapter à une configuration nouvelle.
Anthony, qui a contribué à bâtir cette équipe, insiste sur l’état d’esprit attendu : rester combatif, soutenir ses partenaires et être fier du maillot porté. Cette exigence n’efface pas le résultat ; elle rappelle qu’un collectif se construit aussi dans les moments où il faut courir pour l’autre.
À l’ENL, l’engagement dépasse le score
Dans cette jeune école de football, la priorité est de permettre à chacun de progresser à son rythme. Le soutien des coéquipiers, la coopération et le respect des adversaires comptent autant que les gestes techniques : ils donnent aux enfants des repères qu’ils peuvent réinvestir bien au-delà du terrain.
La vie d’un club dépend aussi de l’attention portée à son environnement et à la sécurité de celles et ceux qui le font vivre. Un autre fait d’actualité, distinct de la rentrée de l’ENL, rappelle combien le climat autour des équipes compte : un club a suspendu ses activités après l’agression de son président. À Labastide-d’Anjou, le message de l’entraîneur reste, lui, tourné vers le collectif : se battre sur chaque ballon et ne laisser aucun copain seul dans l’effort.