Régis Immongault et Bintou Chabi Adam Taro, lors de la signature de l’Accord de coopération visant la lutte contre la traite transfrontalière des enfants.  

Le Gabon et le Benin ont décidé de mutualiser leurs efforts pour assécher le torrent de la traite transfrontalière des enfants. C’est la vocatio de l’Accord de coopération signé le 9 novembre, à Libreville, par le ministre gabonais des Affaires étrangères, Régis Immongault et le ministre togolais des Affaires sociales et de la Micro finance, Bintou Chabi Adam Taro.

L’Accord porte sur la prévention et la répression de la traite des enfants par une coopération efficace entre les deux pays et les pays de transit. Il s’agit de protéger, réhabiliter, réintégrer et réinsérer les enfants victimes dans leur environnement d’origine.

Cet Accord repose sur quatre principe dont la non-discrimination, l’intérêt supérieur de l’enfant, le droit de vivre, survivre et de se développer et le respect des opinions des enfants.

 

«Notre engagement est celui d’avoir souscrit à presque tous les actes internationaux postérieurs à la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 et du souci d’y donner suite, mais aussi d’être finalement convaincus qu’un instrument bilatéral constitue un outil nécessaire pour l’élimination du phénomène de la traite des enfants, gage de l’épanouissement harmonieux de l’enfant et cela, quel que soit le système politique, économique, culturel et religieux auquel il appartient», a déclaré Régis Immongault. Selon ce dernier, «cet Accord vient consolider une réponse commune face à ce fléau, par le renforcement de notre politique de prévention et de répression».

Pour Bintou Chabi Adam Taro,  «désormais, il s’agira par le biais de la coopération franche entre les forces de sécurité de nos deux pays, en collaboration avec l’Interpol au besoin, de débusquer, traquer sans complaisance les auteurs de la traite  et leurs complices  et de démanteler les réseaux de ce trafic ignoble».

Fruit d’une longue démarche commune initiée depuis 2013, l’Accord vise à apporter plus de considération aux enfants, en tenant compte du respect de leurs droits. En raison de leur vulnérabilité, ils nécessitent une protection spécifique particulièrement dans ce contexte où l’esclavage moderne fait des ravages. De ce point de vue, la lutte contre le trafic transfrontalier des enfants est devenue une priorité des deux Etats qui appellent à des actions urgentes.