Après moult tractations et les nombreux efforts fournis par le gouvernement béninois et les acteurs clés de cette filière pour garantir la qualité du produit à l’Union Européenne, la nouvelle  est tombée pour le grand bonheur des éleveurs d’abeilles. Conduit de main de maître par Kinnou Chabi Sika  directeur du Laboratoire Central de la Sécurité Sanitaire des Aliments (LCSSA), ces tractations ont permis au Bénin de « soumettre à la commission un plan pour le miel. Ce plan offre des garanties et devrait être approuvé » peut-on lire dans la décision. Ainsi, le Bénin fait partie de ces rares pays africains (Burkina Faso, l’Ile Maurice, l’Afrique du Sud et le Zimbabwe sont les autres pays) autorisés par l’UE à exporter du miel dans son espace.

De quoi réjouir les autorités béninoises et les apiculteurs qui pourront exploiter pleinement leurs ruches pour produire suffisamment de miel à mettre sur le marché. A l’heure le Bénin met les bouchées doubles pour faire son agriculture et de ses dérivées l’un des piliers de son développement, de telles décisions des partenaires commerciaux renforcent la dynamique des filières. Pour ce faire, une séance d’information et d’échanges s’est tenue lundi dernier entre les responsables de la plate-forme nationale des acteurs de la filière apicole au Bénin et les autorités du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP) en vue de discuter et poser les bases et principes des futurs échanges commerciaux de miel avec l’Union Européenne.

Il ressort de cette audience que la Direction de l’élevage, à travers le Projet d’appui aux filières lait et viande (Pafilav), veille au recensement des élevages apicoles, assure l’inspection du miel produit et procède à des prélèvements analysés aux laboratoires. C’est donc à juste titre que le Directeur du laboratoire, Kinnou Kisito Chabi Sika a expliqué aux acteurs que c’est désormais la responsabilité du Bénin qui est engagée auprès de l’Union européenne et qu’il est indispensable d’aller à la réglementation de la filière.

Le Directeur de cabinet du Maep Bonaventure Kouakanou a souligné que le ministère a identifié des filières phares mais travaille également sur des filières émergentes dont le miel. «Il n’est pas exclu que l’apiculture vienne prendre la place des filières phares d’aujourd’hui », a-t-il dit avant d’ajouter qu’«il faut se préparer à se conformer aux exigences du marché et donner un label du miel béninois sur le marché de l’Union européenne».

André Tokpon