La chanteuse américaine Katy Perry vient de subir un revers judiciaire inattendu en Australie. Après près de 17 ans de bataille devant les tribunaux, la justice australienne a finalement donné raison à une styliste locale qui commercialise des vêtements sous le nom “Katie Perry”.
Selon les informations relayées par nos sources, la décision a été rendue par la Haute Cour d’Australie, qui a estimé que la créatrice avait le droit d’utiliser cette marque pour ses activités dans le secteur de la mode.
Dans sa décision finale, la Haute Cour a considéré que la marque “Katie Perry” utilisée par la styliste était légitime et qu’elle ne trompait pas les consommateurs.
Les juges ont également estimé que certaines ventes de vêtements sous le nom Katy Perry en Australie pouvaient constituer une violation des droits de la créatrice.
Cette décision représente un tournant majeur dans une affaire suivie depuis des années dans le monde du droit commercial.
Une bataille autour d’un nom devenu célèbre
L’affaire remonte à la fin des années 2000. La styliste australienne, dont le véritable nom est Katie Perry, avait lancé sa marque de vêtements et déposé officiellement ce nom pour la commercialisation de produits de mode.
Lorsque la chanteuse Katy Perry a commencé à vendre des produits dérivés, notamment des vêtements, lors de ses tournées en Australie, la créatrice a estimé que cela portait atteinte à sa marque déposée.
Le litige s’est intensifié en 2019, lorsque la styliste a décidé d’attaquer la star mondiale en justice pour contrefaçon.
La styliste australienne a décrit ce procès comme un combat entre une petite entreprise et une superstar mondiale. Pour elle, cette décision est une victoire importante pour les petites marques et les entrepreneurs indépendants face aux grandes célébrités et aux multinationales. Cette décision signifie surtout que la marque de la styliste pourra continuer à exister en Australie sans restriction.
Les conflits de marque dans l’industrie musicale et même de mode sont très récurrents et apparaissent avec leur lot de conséquence dont bien d’autres artistes ont eu à payer les frais. C’est le cas de Kanye West qui avait perdu son contrat avec la marque Adidas après des propos antisémites et des déclarations controversées de l’artiste, coûtant à Adidas environ 1,2 milliard d’euros. Ou encore la marque Brylcreem qui avait résilié le contrat de David Beckham pour avoir changé de style de cheveux.
La star de la pop américaine, Katy Perry pourrait donc perdre gros après cette décision en dehors de sa réputation qui pourrait être affectée, l’artiste ne pourra plus utiliser le nom « Katy Perry » pour vendre des vêtements en Australie et devra également payer les frais de procédure de Katie Perry.