Le RC Lens a finalement brisé sa malédiction en soulevant la Coupe de France pour la toute première fois de son histoire, grâce à une victoire nette 3-1 contre l’OGC Nice au Stade de France. Plus de 55 000 supporters lensois avaient fait le déplacement depuis le Nord, offrant une ambiance bouillante pour ce qui restera une soirée mémorable, couronnant une saison déjà exceptionnelle des Sang et Or. Après trois échecs en finale, le club artésien s’est imposé face à une équipe niçoise vaillante mais en difficulté, 17e de Ligue 1 et en danger dans la course au maintien.
Porté par des individualités clés comme Florian Thauvin, auteur d’un but décisif, et le jeune gardien Robin Risser, dont les arrêts cruciaux ont fait la différence, le Racing a fait preuve de maîtrise dans ce rendez-vous capital. La rencontre a rapidement tourné à l’avantage des Lensois, qui ont su se montrer efficaces devant le but, signant leur premier trophée majeur depuis la Coupe de la Ligue en 1999. Cette victoire sonne comme la consécration d’une saison de rêve, confirmant la montée en puissance du club dans le championnat et son retour parmi les grands du football français.
Lens inscrit son nom au palmarès de la Coupe de France
Longtemps considéré comme l’outsider éternel face à ce trophée, Lens offre à son public un premier sacre historique. Le club, finaliste à trois reprises sans jamais s’imposer, s’est imposé à Paris grâce à une performance collective solide et portée par des leaders sur le terrain. Dès le premier acte, Lens a pris l’ascendant grâce à un but de Thauvin peu avant la demi-heure de jeu, bien servi après une relance hyper propre de Risser.
Ce premier but a libéré les Artésiens qui ont doublé la mise juste avant la pause par Odsonne Édouard, un coup dur pour des Niçois revenus dans le match grâce à une tête de Djibril Coulibaly à la toute fin de la première période. Nice, venu avec un schéma ambitieux piloté par Claude Puel, a notamment tenté de bousculer Lens en pressant haut et en exploitant la vitesse d’Elye Wahi, mais le bloc lensois est resté solide, aidé par la vigilance de Risser.
Thauvin et Risser incarnent la victoire lensoise
Florian Thauvin, absent de la sélection française pour le dernier Mondial, a livré sa meilleure prestation de la saison dans cette finale, alliant mobilité, technique et sang-froid devant le but. Son premier but a suffi à lancer Lens tandis que sa qualité sur les coups de pied arrêtés a permis aux Sang et Or d’inscrire le second but par Odsonne Édouard.
À l’inverse, Robin Risser, le jeune gardien de 21 ans appelé en renfort dans le groupe France, a confirmé son statut de révélation cette saison. Face à Nice, il a multiplié les parades décisives, notamment sur des frappes lourdes de Sofiane Diop et une tête puissante du capitaine Dante. Une performance de haute volée qui a rassuré un jeu lensois parfois maladroit en contre-attaque.
Des Niçois résilients mais trop justes face au rouleau compresseur lensois
Malgré une saison compliquée et une place à peine devant la zone rouge, Nice a su se montrer combatif dans cette finale, portés par un dynamisme constant d’Elye Wahi et du jeune Djibril Coulibaly, auteur du but qui avait redonné de l’espoir aux Aiglons. Le pressing haut niçois a parfois mis à mal la relance lensoise, particulièrement dans le premier quart d’heure où la barre a même sauvé Risser sur une tentative d’Antoine Mendy.
Cependant, les Aiglons ont pâti d’un moment d’inattention fatidique en seconde période. Le défenseur Dante a involontairement lancé Abdallah Sima, qui a corsé l’addition pour Lens avec un superbe but à la 78e minute. Ce troisième but a scellé le sort de la rencontre, face à une formation azuréenne qui devra désormais batailler jusqu’au bout pour son maintien, avec un barrage face à Saint-Étienne à venir.
Un trophée pour clôturer une saison remarquable de Lens
Ce succès en Coupe de France est l’apothéose d’un exercice 2025-2026 marqué par la confirmation de Lens dans le haut du championnat, surclassant nombre de ses rivaux historiques. Ce premier trophée majeur galvanise un vestiaire jeune et ambitieux, propulsé par un entraîneur qui a su tirer le meilleur de ses talents.
Les Sang et Or repartent avec une récompense historique, dans une saison où le club a aussi pu rêver au titre de champion sans totalement pouvoir concrétiser cette ambition. Dès maintenant, cette victoire nourrit de nouvelles ambitions, sur le plan national comme européen, en offrant à Lens une place directe dans les compétitions continentales.
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