Avec neuf changements dans le onze et trois joueurs qui découvraient le niveau international, l’équipe de France avait tout d’une formation en rodage. Elle a pourtant bousculé la Belgique à Bruxelles avant de s’imposer 1-0, lundi, grâce à Michael Olise dans les dernières minutes. Pour son deuxième match à la tête des Bleus, Zinédine Zidane a vu ses choix audacieux récompensés par une prestation pleine de personnalité.
Après le succès obtenu en Turquie trois jours plus tôt, le sélectionneur n’a conservé que deux titulaires. Les repères étaient minces : Camavinga, avec 30 sélections, était le joueur de champ le plus expérimenté, tandis que Jacquet, Da Cunha et Diouf honoraient leur première cape. Face à une sélection belge relancée par sa victoire en Italie, le défi était de taille.
Les nouveaux venus n’ont pas joué petit bras. Les Français ont pris l’initiative, combiné avec assurance et défendu ensemble, malgré une fin de rencontre plus délicate. Désiré Doué a trouvé la barre dès la 12e minute, Da Cunha le poteau à la 53e, puis Olise a conclu en solitaire à la 88e. Cette victoire encourageante apporte de la confiance à un groupe renouvelé, avant les retrouvailles avec l’Italie au Stade de France.
Belgique-France : Zidane ose neuf changements, les Bleus répondent sur le terrain
Le remaniement était un pari, pas un simple exercice de rotation. En ne gardant que deux joueurs de son onze précédent, Zidane a confié des responsabilités à des éléments peu habitués à évoluer ensemble, dans un contexte où la Belgique espérait mettre fin à huit années sans succès face aux Français.
La réponse tricolore a été immédiate : une équipe mobile, à l’aise avec le ballon et prête à presser collectivement. L’assurance de Jacquet, l’activité de Diouf et la qualité de passe de Da Cunha ont donné du relief à cette performance, tandis que Doué a longtemps été le joueur le plus dangereux. Le choix d’élargir le groupe, déjà au cœur de la première liste de Zidane comme sélectionneur, a trouvé à Bruxelles un premier argument concret.
Doué et Da Cunha tout près d’ouvrir le score
La domination française aurait pu se traduire plus tôt au tableau d’affichage. À la 12e minute, Doué a éliminé son vis-à-vis avant de voir sa frappe heurter la barre. Après la pause, Da Cunha a lui aussi frôlé le but en trouvant le poteau de Lammens, à la 53e.
Ces occasions ont confirmé que les changements n’avaient pas bridé l’ambition des visiteurs. Lepaul, moins en vue que ses partenaires offensifs, a eu davantage de mal à peser, mais le collectif a maintenu sa pression et s’est créé les situations les plus nettes. La victoire a surtout récompensé une équipe qui n’a pas attendu de maîtriser tous ses automatismes pour jouer vers l’avant.
Michael Olise tranche, Maignan préserve le succès français
À force de ne pas concrétiser, les Bleus se sont exposés au retour belge. Les Diables rouges ont haussé le rythme en fin de match et Mike Maignan a dû intervenir face à Lukebakio, notamment aux 73e et 78e minutes. Sa vigilance a évité que la domination française ne se transforme en occasion manquée.
Le dénouement est venu à la 88e minute : Olise a accéléré seul avant de conclure d’un plat du pied précis pour offrir le 1-0 à la France. Ce but a récompensé une rencontre sérieuse et donné une dimension supplémentaire à l’essai de Zidane. Dans une période où la concurrence et les choix de composition alimentent les débats, les ajustements observés en sélection, comme ceux évoqués autour de la place de Mbappé dans le dispositif des Bleus, rappellent l’importance de disposer de solutions au-delà du onze habituel.
Une victoire qui nourrit la confiance avant l’Italie
Le score est resté serré, mais le contenu offre des motifs d’encouragement. La France a montré qu’elle pouvait conserver le ballon, créer des décalages et rester solidaire avec une équipe largement remaniée, avant de résister lorsque la Belgique a enfin accéléré.
Le prochain rendez-vous face à l’Italie permettra de mesurer la portée de cette prestation et de préciser la hiérarchie. Pour l’heure, ce déplacement réussi donne à Zidane une marge de manœuvre bienvenue : les remplaçants ont répondu présents et les jeunes ont prouvé qu’ils pouvaient contribuer sans complexe au plus haut niveau.