L’ancien chef de l’État sénégalais Macky Sall affiche désormais des ambitions internationales. Après avoir quitté le pouvoir en 2024, il vise l’un des postes les plus influents de la diplomatie mondiale : celui de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies.
Selon plusieurs informations relayées dans la presse internationale, sa candidature a été officiellement transmise au début du mois de mars à l’Assemblée générale de l’ONU. Une démarche qui marque un tournant pour l’ancien dirigeant sénégalais, désormais engagé dans la course à la succession du Portugais António Guterres.
Une candidature africaine pour diriger l’ONU
La candidature de Macky Sall a été portée par le Burundi, qui assure actuellement la présidence tournante de l’Union africaine. L’initiative vise notamment à promouvoir une figure africaine capable de porter les intérêts du continent dans les grandes instances internationales.
Dans sa lettre de motivation adressée aux Nations unies, l’ancien président sénégalais met en avant son expérience politique et diplomatique. Pendant douze ans à la tête du Sénégal, il a été confronté à de nombreuses questions liées à la sécurité régionale, au développement économique et aux défis climatiques. Ancien Premier ministre et ancien président en exercice de l’Union africaine, Macky Sall estime disposer de l’expérience nécessaire pour diriger l’ONU dans un contexte mondial marqué par les crises géopolitiques et les tensions internationales.
Dans son projet pour l’ONU, Macky Sall insiste sur la nécessité de renforcer le multilatéralisme et de moderniser l’organisation afin qu’elle puisse répondre efficacement aux défis du XXIᵉ siècle. Il propose notamment de renforcer le lien entre paix, sécurité et développement, revitaliser la coopération internationale, améliorer la gouvernance de l’ONU et relancer le débat sur la réforme du Conseil de sécurité, car selon lui, l’organisation doit rester un cadre universel de dialogue entre les nations, mais elle doit également évoluer pour s’adapter aux nouvelles réalités du monde.
Une ambition qui divise au Sénégal
Si cette candidature suscite de l’intérêt sur la scène internationale, elle provoque également des réactions contrastées de la part de ses compatriotes.
Certains responsables politiques saluent l’expérience diplomatique de l’ancien président et voient dans cette candidature une opportunité pour l’Afrique d’occuper une place centrale dans la gouvernance mondiale. D’autres, en revanche, critiquent son bilan politique et s’interrogent sur la légitimité d’une telle ambition internationale après ses années au pouvoir.
Le prochain secrétaire général des Nations unies devrait être désigné cette année 2026 pour remplacer António Guterres, dont le mandat arrive à son terme. Plusieurs figures politiques et diplomatiques devraient se positionner dans cette course très disputée. Pour Macky Sall, cette candidature représente une tentative de prolonger son influence sur la scène internationale et de porter la voix de l’Afrique dans les grandes décisions mondiales.
La bataille diplomatique s’annonce toutefois intense, car le choix final dépendra à la fois de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité de l’ONU, où les grandes puissances disposent d’un rôle déterminant.