Le verdict est désormais officiel dans l’une des affaires les plus marquantes de ces dernières années au Cameroun. Dagobert Nwafo, père de l’artiste camerounaise Lydol, a été reconnu coupable du meurtre du jeune Mathis, et condamné à la peine de mort par le tribunal de grande instance du Mfoundi à Yaoundé.
Ce drame, survenu au quartier Ngoa-Ekélé, avait profondément bouleversé l’opinion publique. Le petit Mathis, âgé de 6 ans, avait été mortellement agressé à l’arme blanche après une altercation impliquant des adultes. Une tragédie qui avait déclenché une vague d’indignation à l’échelle nationale.
La justice camerounaise n’a pas tremblé. Dagobert Nwafo a été reconnu coupable des faits et condamné à la peine de mort par fusillade et devra payer des dommages et intérêts estimés à environ 500 millions de FCFA à la famille de la victime.
Une décision lourde, qui reflète la gravité exceptionnelle des faits. Bien que la peine de mort existe toujours dans le code pénal camerounais, elle est très rarement appliquée, ce qui rend ce verdict particulièrement marquant.
Une affaire qui marque toute une nation
Au-delà du jugement, l’affaire Bébé Mathis restera gravée dans la mémoire collective. Car elle met en lumière des problématiques profondes, notamment la violence liée aux conflits entre adultes et leurs conséquences dramatiques sur les enfants.
Cette affaire est désormais devenue le symbole d’une justice attendue par tout un peuple, mais aussi d’un drame qui aurait pu être évité. Si la condamnation de Dagobert Nwafo apporte une réponse judiciaire, elle ne saurait atténuer la douleur immense de la famille du jeune Mathis ni l’émotion suscitée à travers le pays.