Le musicien nigérian Panshak Zamani, plus couramment connu sous le nom de Ice Prince, a partagé des souvenirs poignants de la crise de Jos survenue en 2001. Ce conflit, selon des informations diffusées par Nouvelles de Naija, s’est révélé être extrêmement violent et périlleux.
Lors d’un échange sur Echoo Room avec l’acteur Teddy A, Ice Prince a évoqué la gravité des événements par lesquels il a dû passer lorsqu’il était encore jeune. Bien que son âge ait été celui de l’innocence, il conserve des souvenirs vivaces de cette période tumultueuse.
Le musicien a principalement souligné le rôle destructeur joué par les institutions religieuses. Selon ses dires, tant les églises que les mosquées étaient impliquées dans la circulation d’armes, transformant la ville en véritable champ de bataille. Les rues de Jos ont été le théâtre de scènes effroyables, avec des parties du corps abandonnées dans les rues, rendant palpable la brutalité des affrontements.
Ice Prince a remarqué que, malgré l’ampleur du désastre, la situation n’a reçu que peu ou pas d’attention de la part des médias à cette époque. Cette indifférence des journalistes face à un déchirement aussi profond a marqués les esprits.
En relatant ces événements, il a précisé que l’horreur de cette crise a laissé des séquelles durables chez ceux qui l’ont vécue. Il a déclaré avec émotion :
« Ceux qui connaissent la crise de Jos vous diront que je ne plafonne pas, j’étais jeune à l’époque. Les églises partageaient des armes, les mosquées partageaient des armes, parce que c’était une chose sérieuse ; c’était une guerre à part entière. »
Il a également ajouté des détails tragiques :
« On voyait des têtes au sol, des jambes au sol et des trucs comme ça, mais c’était tellement sous-estimé. »
La sortie d’Ice Prince ne se contentent pas d’éveiller la mémoire, mais posent aussi une question importante sur la responsabilité des médias dans le traitement de tels événements.