Cinq pays africains apportent des améliorations à leurs mesures anti-blanchiment de l’argent après avoir été ajoutées à la liste des juridictions à haut risque de la Commission européenne.
Le Parlement européen a approuvé l’inclusion de l’Algérie, de l’Angola, de la Côte d’Ivoire, du Kenya et de la Namibie à la Commission européenneListe des pays à haut risque pour le blanchiment d’argent et le financement terroriste.
La Commission européenne a choisi d’inclure les pays sur sa liste en juin, aux côtés de plusieurs États non-africains. Cela l’a donné conforme à l’International Financial Action Task Force (FATF), qui a ajouté les cinq pays à sa «liste grise» en 2024.
Les désignations de la Commission devaient être l’approbation du Parlement, qui a voté en faveur le 9 juillet malgré les informations faisant état d’un degré de dissidence concernant l’inclusion et la non-inclusion de certains autres pays.
Le Sénégal et l’Ouganda ont été retirés de la liste de la Commission en même temps, reflétant leurs progrès avec le FATF. La Tanzanie et le Mali ont été retirés de la liste des FATF le mois dernier.
Plans d’action
La désignation de la Commission a noté que les pays nouvellement cotés «ont fourni un engagement politique écrit de haut niveau pour lutter contre les lacunes identifiées et ont élaboré un plan d’action avec le GAFI».
L’Algérie envisage actuellement un projet de loi sur le blanchiment d’argent et le financement des terroristes, les rapports du pays la semaine dernière suggérant que de nouvelles modifications seront apportées à la législation plus approfondie des exigences internationales.
Le FATF lui-même a signalé des améliorations à l’unité de renseignement financier de la Namibie et aux systèmes d’Angola pour la coopération et la coordination nationales, la coopération internationale et l’utilisation de l’intelligence financière. Les deux pays ont signé un protocole d’accord pour renforcer leurs unités de renseignement financier plus tôt ce mois-ci. La Banque nationale d’Angola a introduit de nouveaux règlements en janvier qui comprenaient des exigences de rapports plus importantes.
L’organisation a également noté les progrès du Kenya, qui fait des réformes de son régime de blanchiment d’argent depuis l’année dernière, en particulier dans les secteurs immobilier et juridique.
Côte d’Ivoire, quant à lui, a répondu en établissant un nouveau régulateur financier, a annoncé le groupe de surveillance de la surveillance (GSF) en février.
Un rapport publié en juin par Interpol a révélé une augmentation significative de la quantité de cybercriminalité qui se déroule à travers l’Afrique.