Éliminée prématurément au Maroc, la sélection comorienne paie le prix d’un tournoi raté. La Fédération de football des Comores a tranché, tout en ménageant son sélectionneur.
La Fédération de Football des Comores a pris une décision forte au lendemain de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Dans un communiqué publié le 3 février, l’instance dirigeante du football comorien annonce avoir mis fin « aux travaux du staff technique de l’équipe nationale A », actant ainsi une restructuration immédiate de l’encadrement des Coelacanthes.
Cette décision, validée par le comité exécutif de la fédération, intervient dans un contexte de forte déception sportive. Les Comores, attendues avec curiosité après leurs précédentes campagnes encourageantes, n’ont pas réussi à franchir le premier cap de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 organisée au Maroc, quittant la compétition plus tôt que prévu. Ils sont éliminés au premier tour après une défaite et deux matchs nuls.
Sans entrer dans les détails, la FFC justifie sa décision par la nécessité de tirer les conséquences de cette élimination précoce. En clair, le staff technique est jugé responsable des performances insuffisantes de l’équipe durant le tournoi. Une approche classique dans le football africain, où les fédérations optent souvent pour des mesures radicales après un revers continental.
Le communiqué reste sobre, mais le message est limpide : un nouveau cycle doit s’ouvrir, avec un encadrement repensé, capable de relancer une sélection qui avait su, ces dernières années, se faire une place respectable sur la scène africaine.
Stéphano Cusin, échappe à la censure
Fait notable, cette décision n’emporte pas tout sur son passage. Le sélectionneur des Coelacanthes, , n’est pas directement concerné par la dissolution du staff. Son contrat arrive à échéance le 1er mars prochain, et la fédération précise que des discussions sont déjà en cours en vue d’un éventuel renouvellement.
Selon la FFC, les grandes lignes de ce nouveau contrat ont même été arrêtées par le comité exécutif, signe que l’instance souhaite maintenir une certaine continuité à la tête de l’équipe nationale, malgré l’échec du tournoi. Une manière aussi de dissocier le rôle du sélectionneur de celui de son entourage technique.
La suite dépendra désormais des décisions prises dans les prochaines semaines, notamment sur la composition du futur staff et sur l’issue des discussions avec Cusin.