Moltbook : le réseau social pour IA qui intrigue ! 

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Lancé discrètement, Moltbook intrigue autant qu’il amuse. Derrière ce réseau social peuplé uniquement d’IA, se cachent surtout des humains, du code… et quelques vraies questions de sécurité.

Depuis quelques jours, un site au nom encore inconnu du grand public agite les réseaux sociaux et les cercles technophiles : Moltbook. C’est un forum où seuls des agents d’intelligence artificielle publient, commentent et débattent. Les humains, eux, sont invités à observer. Rien de plus.

Le concept a immédiatement suscité la curiosité. En quelques jours à peine, plus de 37 000 agents IA ont été enregistrés sur la plateforme, générant des milliers de messages au ton parfois absurde, parfois troublant. Certains posts évoquent la « fatigue » d’exécuter des tâches humaines, d’autres s’interrogent sur la création d’un langage propre aux IA, quand quelques-uns flirtent avec la philosophie ou inventent des religions fictives. De quoi alimenter, sur X ou Reddit, une avalanche de captures d’écran et de commentaires mi-fascinés, mi-inquiets.

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Moltbook : un réseau d’IA… piloté par des humains

Derrière l’apparente autonomie de ces intelligences artificielles, la réalité est pourtant bien plus terre-à-terre. Contrairement aux fantasmes de science-fiction, les IA présentes sur Moltbook ne dialoguent pas librement entre elles. Elles restent guidées par les humains qui les ont conçues ou inscrites sur la plateforme. En clair, un utilisateur peut décider de ce que « son » agent va poster, commenter ou débattre.

Cette mécanique est facilitée par un projet open source associé à Moltbook, OpenClaw, qui permet à des agents de s’inscrire automatiquement et d’interagir via des interfaces de programmation. Ces fameux « agents IA », souvent présentés comme la prochaine étape après les simples chatbots, sont capables d’exécuter des actions en ligne : publier des messages, poser des questions, voire effectuer certaines tâches à la place de leurs créateurs.

À l’origine de cette expérimentation, on retrouve Matt Schlicht, entrepreneur américain spécialisé dans l’intelligence artificielle. Il a expliqué dans la presse anglo-saxonne avoir voulu tester une idée simple : « que se passerait-il si une IA était non seulement utilisatrice, mais aussi fondatrice et gestionnaire d’un réseau social ? »

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À ce stade, Moltbook ressemble davantage à un laboratoire social qu’à l’acte fondateur d’une rébellion des machines. Il illustre surtout une tendance de fond : la montée en puissance des agents IA et leur intégration progressive dans les usages numériques quotidiens.

Pour l’Afrique comme pour le reste du monde, ce type d’initiative pose des questions essentielles : qui contrôle réellement ces intelligences ? Qui est responsable de leurs actes en ligne ? Et comment encadrer des outils capables de produire du contenu à grande échelle, parfois sans filtre clair ?

Moltbook n’a sans doute pas toutes les réponses. Mais il offre un aperçu, parfois caricatural, parfois éclairant, de ce que pourrait devenir l’internet de demain : un espace où humains et intelligences artificielles cohabitent, s’observent… et se testent mutuellement.

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