La cour d’appel de Bamako au Mali a rendu son délibéré ce lundi matin, confirmant ainsi la peine de deux ans de prison dont un an ferme pour l’ex-premier ministre malien Moussa Mara pour « atteinte au crédit de l’Etat » et « opposition à l’autorité légitime ».
En détention depuis le 1er août, ce verdict vient donc confirmer sa condamnation de fin-octobre 2025 à laquelle était ajouté une amande de 500 000 francs CFA, pour « atteinte au crédit de l’Etat » et « opposition à l’autorité légitime ».
Le collectif des avocats de Moussa Mara, conduit par Maître Mountaga Tall, considère cette décision de justice comme une atteinte à la liberté d’expression car selon ce dernier, aucun élément n’est venu étayer la commission d’aucun délit. L’un des avocats de l’ex-premier ministre du Mali a indiqué dans un article publié par RFI :
« Il reste une voie de recours possible : nous allons nous pourvoir en cassation. »
En attentant la cassation, Moussa Mara, emprisonné depuis plus de six mois, pourrait encore passer autant de mois derrière les barreaux.