Cameroun : pourquoi Marc Brys, limogé, continue de percevoir son salaire

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Annoncé écarté avant la CAN 2025, Marc Brys n’a pourtant jamais cessé d’être, juridiquement, le sélectionneur du Cameroun. Une situation qui a eu des conséquences financières bien réelles, au cœur d’un bras de fer entre le Minsep et la Fécafoot.

À première vue, l’information surprend. Marc Brys a bénéficié de la prime liée aux performances des Lions Indomptables lors du tournoi disputé au Maroc. Un paradoxe qui en dit long sur les problèmes de gestion du football camerounais.

Selon les informations relayées par Sport News Africa, le technicien belge a perçu environ 20 millions de francs CFA, correspondant aux primes prévues après la qualification du Cameroun pour les quarts de finale, malgré son absence sur le banc durant la compétition.

Pour comprendre cette situation, il faut distinguer la décision sportive de la réalité contractuelle. Marc Brys n’a pas été recruté par la Fédération camerounaise de football, mais par le ministère des Sports, en avril 2024. Son contrat, conclu pour une durée de deux ans et demi, n’a jamais été formellement rompu par l’État.

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Ainsi, même après son éviction décidée par la Fécafoot en décembre 2025, Marc Brys est resté, sur le plan juridique, sélectionneur du Cameroun. Une nuance essentielle, qui explique pourquoi il est resté éligible aux primes liées aux résultats de l’équipe nationale.

Cette continuité contractuelle ne s’arrête pas aux primes. D’après plusieurs sources concordantes, le salaire mensuel de Marc Brys incluant la rémunération de deux membres de son staff continuerait d’être versé. Les montants évoqués varient entre 44 000 et 60 000 euros par mois.

Au ministère des Sports, la justification est claire : l’administration ne peut suspendre un contrat sans base légale. Tant qu’aucun acte officiel de rupture n’est notifié, les engagements financiers demeurent.

En contraste, la situation de David Pagou, désigné pour diriger la sélection durant la CAN 2025 à l’initiative de la Fécafoot, illustre l’autre versant du problème. Faute de contrat signé avec le ministère, l’entraîneur camerounais n’a perçu ni salaire ni prime pour son rôle durant la compétition.

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Chacun renvoie aujourd’hui la responsabilité à l’autre. Le ministère estime que la Fécafoot doit assumer financièrement le staff qu’elle a nommé. Cependant, la fédération considère que cette charge relève de l’État.

Yves Cabasseu
Yves Cabasseuhttps://www.lespharaons.com/
Yves Cabasseu est journaliste-rédacteur au sein du média Les Pharaons, spécialisé dans l’analyse politique, les questions institutionnelles et les enjeux de gouvernance en Afrique francophone. Avec une approche rigoureuse et documentée, il s’attache à proposer des articles clairs, vérifiés et accessibles, permettant aux lecteurs de mieux comprendre l’évolution de la vie publique, les réformes majeures et les dynamiques régionales.

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