La finale chaotique de la CAN 2025 entre le Maroc et le Sénégal entre dans une phase décisive. La Confédération africaine de football a examiné les échanges audio entre l’arbitre central Jean-Jacques Ndala et l’assistance vidéo, un élément désormais clé pour statuer sur les événements de Rabat.
L’affaire Jean-Jacques Ndala prend une tournure plus institutionnelle. Dans la nuit du lundi au mardi 20 janvier 2026, plusieurs sources concordantes ont indiqué que le dossier de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 est passé du stade de l’enquête à celui de l’analyse décisionnelle. En ligne de mire : les communications entre Jean‑Jacques Ndala et la salle VAR lors de l’interruption exceptionnelle de près de 18 minutes qui a profondément marqué la rencontre disputée à Rabat.
Selon le journaliste égyptien Kinan Moutaraji, la commission technique de la Confédération africaine de football a écouté les enregistrements audio des échanges entre l’arbitre central et les officiels vidéo. Ces éléments pourraient peser lourd dans la décision finale de la CAF, alors que le match reste sous haute surveillance depuis son coup de sifflet final.
La finale de la CAN 2025 sous tension extrême
Le Sénégal a finalement dominé le Maroc pour décrocher un deuxième titre continental. Mais le résultat sportif a été éclipsé par une succession d’événements rarement vus à ce niveau : arrêt prolongé du match, menace de retrait de l’équipe sénégalaise et contestation virulente d’un penalty accordé en toute fin de temps réglementaire.
L’incident clé s’est produit à la 98ᵉ minute, alors que le score était toujours nul. Sur recommandation de la VAR, Jean-Jacques Ndala s’est rendu au moniteur de bord de terrain pour revoir une intervention d’El Hadji Malick Diouf sur Brahim Diaz. À l’issue de la consultation, l’arbitre a accordé un penalty au Maroc, déclenchant une véritable tempête dans le stade.
Furieux après qu’un but sénégalais a été précédemment annulé, le sélectionneur Pape Thiaw aurait alors demandé à ses joueurs de quitter la pelouse en signe de protestation. Une partie de l’équipe a regagné les vestiaires, plongeant la finale dans une situation inédite.
Seul Sadio Mané, resté sur le terrain, a tenté de calmer les esprits et de convaincre ses coéquipiers de reprendre le match. Après environ 17 minutes d’interruption, les deux équipes sont finalement revenues sur la pelouse, dans une atmosphère électrique, pour terminer la rencontre.
Cette reprise forcée constitue aujourd’hui l’un des points de contestation du Maroc, qui a officiellement saisi la CAF, estimant que les conditions sportives et psychologiques n’étaient plus réunies.
Les enregistrements VAR, élément central du dossier Jean-Jacques Ndala
Les bandes audio examinées par la CAF contiendraient un échange jugé déterminant intervenu durant la dixième minute du temps additionnel prolongé. Si leur contenu exact n’a pas été rendu public, ces communications pourraient permettre de comprendre la chronologie précise des décisions arbitrales et d’évaluer la conformité des procédures suivies.
Au-delà du sort du penalty ou de la gestion de l’interruption, c’est désormais la crédibilité du dispositif VAR et la protection du corps arbitral africain qui se retrouvent au centre du débat. La CAF, attendue au tournant, devra trancher entre validation du résultat sportif et reconnaissance d’éventuels dysfonctionnements, dans un dossier devenu l’un des plus sensibles de l’histoire récente de la CAN.