À quelques jours de la fin de la phase de ligue, la course aux huitièmes de finale de la Ligue des champions promet un scénario haletant. Si certains cadors sont déjà fixés, la majorité des clubs jouent encore leur avenir européen lors d’une ultime soirée décisive.
La Ligue des champions 2025-2026 s’apprête à vivre l’un de ses moments les plus intenses depuis l’instauration de son nouveau format. Après une phase de ligue riche en buts et en rebondissements, il ne reste plus qu’une seule journée à disputer avant de connaître les 24 équipes qualifiées pour les phases finales. Tous les matches se joueront le 28 janvier, à horaire unifié, dans ce qui s’annonce comme deux heures de chaos footballistique.
Si la réforme de la compétition a multiplié les grandes affiches, elle a surtout rendu les calculs plus complexes. Entre qualification directe, barrages et élimination sèche, chaque point, chaque but et chaque différence de buts peuvent encore faire basculer le destin des clubs engagés.
Deux clubs déjà tranquilles, treize déjà sauvés
À ce stade, seuls deux clubs peuvent aborder la dernière journée sans pression. Arsenal et le Bayern Munich ont déjà validé leur qualification directe pour les huitièmes de finale, réservée aux équipes classées dans le Top 8. Les Gunners sont même assurés de terminer parmi les deux premiers, un avantage précieux pour la suite de la compétition.
Derrière eux, 13 équipes sont au minimum certaines de disputer les barrages de février. Parmi elles figurent plusieurs poids lourds européens : Real Madrid, Liverpool, Tottenham, le Paris Saint-Germain, Manchester City, Chelsea, Barcelone, l’Atlético de Madrid, l’Inter, la Juventus ou encore l’Atalanta. Mais pour beaucoup, l’objectif reste clair : éviter ce tour supplémentaire en accrochant une place dans les huit premiers.
La bataille est particulièrement intense dans le haut du classement. Des clubs comme Liverpool, le Real Madrid ou Tottenham savent qu’une victoire lors de la dernière journée leur ouvrirait les portes des huitièmes sans passer par les barrages. En revanche, un faux pas pourrait les faire chuter dans une zone bien plus dangereuse.
Le choc entre le PSG et Newcastle cristallise à lui seul les enjeux de cette ultime journée. Les deux équipes disposent d’un bon goal-average, mais aucun des deux camps ne peut se contenter d’un simple nul sans regarder les autres résultats. Dans ce nouveau format, la différence de buts, puis le nombre de buts marqués, sont des critères déterminants.
Derrière les places qualificatives, 17 équipes restent sous la menace d’une élimination pure et simple. C’est le cas de clubs comme Marseille, Monaco, Dortmund, Benfica, le PSV Eindhoven ou Naples, tous engagés dans des confrontations à haut risque.
Pour certains, le scénario est simple : gagner ou sortir. Pour d’autres, même une victoire pourrait ne pas suffire sans un concours de circonstances favorable. La situation de Monaco, par exemple, est particulièrement délicate, son goal-average défavorable pouvant peser lourd en cas d’égalité.
Enfin, la réforme se montre impitoyable pour les mal classés. Les équipes terminant entre la 25ᵉ et la 36ᵉ place sont éliminées sans repêchage en Ligue Europa. Quatre clubs sont déjà condamnés : l’Eintracht Francfort, le Slavia Prague, Villarreal et le Kairat Almaty.
La dernière journée prévue mercredi prochain s’annonce très décisive pour la suite de la compétition.